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<title>Haredim</title>
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<h1 id="firstHeading" class="firstHeading mw-first-heading"><i>Haredim</i></h1>
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</p>



<p>Les <i><b>haredim</b></i> ou «&nbsp;<b>craignant-Dieu</b>&nbsp;» (en <a href="H%C3%A9breu" title="Hébreu">hébreu</a>&nbsp;: <span class="lang-he" lang="he" dir="rtl">חרדים</span>), souvent appelés <b>juifs ultra-orthodoxes</b> ou simplement <b>ultra-orthodoxes</b>, sont des <a href="Juda%C3%AFsme_orthodoxe" title="Judaïsme orthodoxe">juifs orthodoxes</a> ayant une pratique religieuse particulièrement forte. Ils ne constituent pas un ensemble uniforme et comprennent en leur sein des <i><a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a></i>, des <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">mitnagdim</a></i>, des <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfaradim</a>, des <i><a href="Mizrahim" class="mw-redirect" title="Mizrahim">mizrahim</a></i>, etc. Les communautés <i>haredi</i> respectent les mêmes principes, chacune y apportant ses quelques variantes.
</p><p>Depuis la fin du <a href="XIXe_si%C3%A8cle" title="XIXe siècle"><abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle</a>, ils <a href="Hadash_assour_min_haTorah" title="Hadash assour min haTorah">rejettent partiellement la modernité</a>, que ce soit dans le domaine des mœurs ou des idéologies. Du fait de leur méfiance vis-à-vis des innovations sociales, les <i>haredim</i> vivent généralement en marge des sociétés laïques environnantes, même juives, dans leurs quartiers et sous la direction de leurs <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbins</a>, seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux. C’est aussi le plus important groupe juif actuel affichant ses réticences face au <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a>, et même parfois son hostilité.
</p><p>Ils sont aujourd’hui fortement implantés en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>, où ils ont leurs quartiers (et même leurs villes), leurs partis politiques, leurs magasins et leurs écoles. Ils sont également présents dans beaucoup de communautés juives de la <a href="Diaspora_juive" title="Diaspora juive">diaspora</a>, en particulier en <a href="Am%C3%A9rique_du_Nord" title="Amérique du Nord">Amérique du Nord</a> et en <a href="Europe_de_l'Ouest" title="Europe de l'Ouest">Europe occidentale</a>.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Orthodoxes_et_ultra-orthodoxes">Orthodoxes et ultra-orthodoxes</h2></div>
<p>Les sociologues israéliens font souvent une distinction entre les laïcs (peu intéressés par la religion, pas forcément anti-religieux), les traditionalistes (pratique religieuse partielle), les orthodoxes (pratique religieuse stricte, avec immersion dans le monde moderne) et les ultra-orthodoxes, ou <i>haredim</i> (pratique religieuse stricte, refus de certaines formes de la modernité, volonté de séparatisme social fort&nbsp;: vêtements spécifiques, quartiers spécifiques, institutions religieuses spécifiques<sup id="cite_ref-sondage_1-0" class="reference"><a href="#cite_note-sondage-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>).
</p><p>Les <i>haredim</i> ne se définissent pas eux-mêmes comme des ultra-orthodoxes, mais comme des <a href="Juda%C3%AFsme_orthodoxe" title="Judaïsme orthodoxe">juifs orthodoxes</a> <i>haredim</i> (les «&nbsp;craignant-Dieu&nbsp;»<sup id="cite_ref-bensimon-p96_2-0" class="reference"><a href="#cite_note-bensimon-p96-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). La racine du mot <i>haredi</i> est <i>harada</i>, le mot le plus fort en <a href="H%C3%A9breu" title="Hébreu">hébreu</a> pour la peur. Le <i>haredi</i> est, étymologiquement, celui qui est «&nbsp;terrifié&nbsp;» à l’idée de violer une des <i><a href="613_mitzvot" class="mw-redirect" title="613 mitzvot">613</a> <a href="Mitzvah" title="Mitzvah">mitzvot</a></i><sup id="cite_ref-bensimon-p96_2-1" class="reference"><a href="#cite_note-bensimon-p96-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» et les ultra-orthodoxes (<i>haredim</i>) ne diffèrent pas d’un point de vue théologique, mais dans leur mode de vie et leurs orientations politiques.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Origine_de_la_divergence_entre_orthodoxes_et_ultra-orthodoxes">Origine de la divergence entre orthodoxes et ultra-orthodoxes</h2></div>
<p>Pendant des siècles, la notion de «&nbsp;juifs orthodoxes&nbsp;» n'existait pas&nbsp;: il aurait fallu pour cela qu'il existât des «&nbsp;juifs hétérodoxes&nbsp;». Il y en avait pourtant quelques-uns&nbsp;: les <a href="Kara%C3%AFsme" title="Karaïsme">karaïtes</a> par exemple, insuffisamment pour qu'une dénomination spécifique leur soit attribuée.
</p><p>Au <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle, la modernité occidentale a entraîné des évolutions fortes dans le judaïsme, d’abord en <a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a>, puis dans toute l’Europe. En particulier, est apparu dans la première moitié du <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle en Allemagne un «&nbsp;<a href="Juda%C3%AFsme_r%C3%A9form%C3%A9" title="Judaïsme réformé">judaïsme réformé</a>&nbsp;», qui entendait réviser la place du <a href="Talmud" title="Talmud">Talmud</a><sup id="cite_ref-bensimon-p103_3-0" class="reference"><a href="#cite_note-bensimon-p103-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le <a href="Juda%C3%AFsme_orthodoxe" title="Judaïsme orthodoxe">judaïsme orthodoxe</a> a donc dû se définir comme gardien de la tradition religieuse<sup id="cite_ref-bensimon-p96_2-2" class="reference"><a href="#cite_note-bensimon-p96-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>La question de la «&nbsp;modernisation&nbsp;» de la religion juive n’a pas été la seule posée. C’est la question de la modernisation des sociétés juives dans leur ensemble (structures sociales, structures de pouvoir, rapport à l’État) qui a aussi été posée. Et sur ces différents points, les réponses entre orthodoxes ont divergé.
</p><p>Dès la seconde moitié du <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle, le courant dit de la néo-orthodoxie allemande, derrière le rabbin <a href="Samson_Raphael_Hirsch" title="Samson Raphael Hirsch">Samson Raphael Hirsch</a> (1808-1888), théorise une approche prudemment ouverte à la modernité technique et sociale<sup id="cite_ref-Klugman_4-0" class="reference"><a href="#cite_note-Klugman-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les Juifs doivent rester proches de leurs valeurs&nbsp;; ils peuvent participer à la vie de la société dans laquelle ils évoluent. Contrairement aux réformés (et aux assimilationnistes), qui considèrent que le fait religieux juif doit rester purement privé, la néo-orthodoxie considère que les Juifs doivent aussi exister en tant que collectivité organisée<sup id="cite_ref-Klugman_4-1" class="reference"><a href="#cite_note-Klugman-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Et ils doivent refuser les aspects du monde moderne contraires aux 613 <i><a href="Mitzvah" title="Mitzvah">mitzvot</a></i> (commandements) recensées par la tradition<sup id="cite_ref-Klugman_4-2" class="reference"><a href="#cite_note-Klugman-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Un autre courant a rejeté en bloc l’entrée dans les sociétés occidentales, considérées comme antinomiques dans leurs valeurs avec la tradition juive, et à ce titre «&nbsp;exige une stricte séparation du monde moderne&nbsp;»<sup id="cite_ref-Familles-et-dissidences_5-0" class="reference"><a href="#cite_note-Familles-et-dissidences-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ce courant s’est surtout exprimé en Europe centrale et orientale<sup id="cite_ref-Familles-et-dissidences_5-1" class="reference"><a href="#cite_note-Familles-et-dissidences-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Il accepte certains aspects de la modernité technique, mais refuse presque tous les aspects de la «&nbsp;modernité&nbsp;» sociale ou politique&nbsp;: <a href="Nationalisme" title="Nationalisme">nationalisme</a>, <a href="D%C3%A9mocratie" title="Démocratie">démocratie</a>, sortie du <a href="Ghetto" title="Ghetto">Ghetto</a>, etc.<sup id="cite_ref-6" class="reference"><a href="#cite_note-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>
</p><p>Dans un premier temps, les orthodoxes sont restés assez unis. Ainsi, la néo-orthodoxie allemande et les conservateurs est-européens ont fondé ensemble le parti <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a> en <a href="1912" title="1912">1912</a> en <a href="Pologne" title="Pologne">Pologne</a><sup id="cite_ref-Greilsammer-p39_7-0" class="reference"><a href="#cite_note-Greilsammer-p39-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ils sont à l’époque convaincus des risques courus par les Juifs religieux en général, et se rassemblent donc. Ils rejettent ensemble le <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a>, l’assimilation, le <a href="Socialisme" title="Socialisme">socialisme</a>, l’<a href="Ath%C3%A9isme" title="Athéisme">athéisme</a>, etc.<sup id="cite_ref-Greilsammer-p39_7-1" class="reference"><a href="#cite_note-Greilsammer-p39-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> Dans l’entre-deux-guerres, les divergences entre orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;», plus ou moins influencés par les thèses du <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbin</a> <a href="Samson_Raphael_Hirsch" title="Samson Raphael Hirsch">Samson Raphael Hirsch</a>, et conservateurs se sont accentuées. On peut alors parler de l’existence pleinement assumée d’une branche spécifique&nbsp;: l’ultra-orthodoxie. Les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» ont d’ailleurs quitté l’Agoudat Israël à cette époque.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Spécificités_du_monde_haredi"><span id="Sp.C3.A9cificit.C3.A9s_du_monde_haredi"></span>Spécificités du monde <i>haredi</i></h2></div>
<p>Le monde <i>haredi</i> a aujourd’hui des spécificités nombreuses, tant vis-à-vis des non-juifs que des juifs laïcs et des juifs religieux orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;».
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Pouvoir">Pouvoir</h3></div>

<p>Deux principes fondamentaux sont appliqués dans le monde <i>haredi</i>&nbsp;: <i>Daat Torah</i>&nbsp;: «&nbsp;ce que dit la Torah&nbsp;», et <i>Emounat Hakhamim</i>&nbsp;: «&nbsp;la foi dans les sages&nbsp;». «&nbsp;Il faut entendre par-là un système […] dans lequel toute pensée, toute action est gouvernée par les textes sacrés. Il n’y a pas de combinaison possible avec une autre source d’inspiration, une autre philosophie. Et la loi religieuse n’est pas censée régir un domaine spécifique de la vie, mais la vie dans son intégralité&nbsp;»<sup id="cite_ref-8" class="reference"><a href="#cite_note-8"><span class="cite-bracket">[</span>8<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ces deux principes absolus ont plusieurs conséquences.
</p><p>D’une part, la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a> doit être la source de toute législation, et le refus de l’<a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">État juif</a> d’accepter ce principe lui retire sa légitimité (voir le chapitre sur le rapport au <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a>). Pour la même raison, il ne doit pas y avoir de constitution en Israël. De fait, le mouvement sioniste a accepté ce principe et a seulement mis en place des «&nbsp;lois fondamentales&nbsp;»<sup id="cite_ref-9" class="reference"><a href="#cite_note-9"><span class="cite-bracket">[</span>9<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. La distinction est symbolique, mais les <i>haredim</i> y tiennent.
</p><p>La démocratie est un principe de fonctionnement qui met l’avis de la majorité au-dessus de <a href="Dieu" title="Dieu">Dieu</a>. La démocratie ne gêne pas les <i>haredim</i> chez les non-juifs (qui sont libres de faire comme bon leur semble). Mais chez les <a href="Juif" class="mw-redirect" title="Juif">juifs</a>, elle est une remise en cause manifeste de <i>Daat Torah</i> et de <i>Emounat Hakhamim</i>.
</p><p><i>Emounat Hakhamim</i> («&nbsp;la foi dans les sages&nbsp;») implique que chaque juif pieux doit se donner un <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbin</a>, qui guidera sa vie, dans les moindres détails. De même, tout rabbin réfère lui-même à son propre rabbin. En haut de la pyramide, on trouve les sommités, communément dénommées les «&nbsp;sages&nbsp;», ou «&nbsp;grands de la Torah&nbsp;». Ils peuvent se distinguer par leur extrême érudition, qui fait d'eux les plus grands <a href="Posseq" title="Posseq">décisionnaires du droit rabbinique</a>, ou bien par leur extrême piété, leur valant le titre de <i><a href="Tsadik" title="Tsadik">Tsadik</a></i> (littéralement «&nbsp;juste&nbsp;», mais voulant ici dire «&nbsp;saints&nbsp;»). Ils sont souvent l’objet de ce qui ressemble à un culte de la personnalité, car «&nbsp;ils ont accès à la “connaissance suprême”, ils voient ce qui va se passer dans le long terme, à un niveau supérieur&nbsp;»<sup id="cite_ref-10" class="reference"><a href="#cite_note-10"><span class="cite-bracket">[</span>10<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>En pratique, les communautés <i><a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a></i> (un des deux courants principaux du <a href="Juda%C3%AFsme" title="Judaïsme">judaïsme</a> <i>haredi</i>) ont un référent suprême, leur <i>Admor</i>, ou <i>Rebbe</i> héréditaire, descendant de dynasties remontant aux <abbr class="abbr" title="18ᵉ siècle"><span class="romain">XVIII</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr> ou <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècles<sup id="cite_ref-bensimon-p97_11-0" class="reference"><a href="#cite_note-bensimon-p97-11"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Les rabbins <i>haredim</i> du courant <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i>, ou «&nbsp;lituanien&nbsp;», réfèrent eux à leur chef de <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechiva</a></i> (généralement celle où ils ont suivi leurs études). Ces mêmes chefs de <i>yeshiva</i> peuvent eux-mêmes rendre compte à un chef de <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechiva</a></i> plus prestigieux<sup id="cite_ref-12" class="reference"><a href="#cite_note-12"><span class="cite-bracket">[</span>12<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p><i>Admor</i> ou chef de <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechiva</a></i>, les «&nbsp;grands&nbsp;» sont souvent âgés, et vivent en général isolés, ne lisant pas les journaux ni ne regardant la télévision. Les plus grands «&nbsp;sages&nbsp;» vivent en Israël et aux États-Unis. Compte tenu de leur influence sur les partis religieux israéliens (bon nombre de <i>haredim</i> israéliens dépendent d’un «&nbsp;sage&nbsp;» américain, ou l’inverse<sup id="cite_ref-13" class="reference"><a href="#cite_note-13"><span class="cite-bracket">[</span>13<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>), ils sont évidemment courtisés par les politiciens israéliens.
</p><p>Personne ne coiffe les «&nbsp;grands&nbsp;» eux-mêmes, à part, dans une certaine mesure, le «&nbsp;conseil des grands&nbsp;» des trois partis religieux (quand ils y adhèrent, ce qui n’est pas toujours le cas). Le <a href="Grand-Rabbinat_d'Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Grand-Rabbinat d'Israël">grand rabbinat israélien</a> n’a aucune véritable influence sur eux. Cette situation sans instance décisionnaire suprême peut mener à des affrontements parfois virulents, voire physiquement violents, entre partisans de tel ou tel «&nbsp;luminaire&nbsp;», chacun étant persuadé de la supériorité absolue du point de vue de son «&nbsp;sage&nbsp;».
</p><p><i>Daat Torah</i> et <i>Emounat Hakhamim</i> existent aussi chez les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;», mais le pouvoir du rabbin référant se limite surtout au domaine religieux, pas aux autres domaines (pour les <i>haredim</i>, tout est religieux). En Israël, les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» reconnaissent en général l’autorité du grand rabbinat israélien.
</p><p>Pendant des décennies, les <i>haredim</i> sont restés très indépendants du grand rabbinat, considéré comme trop sioniste et pas assez strict en matière religieuse. Depuis les années <a href="1990" title="1990">1990</a>, les <i>haredim</i> ont pris une influence grandissante sur le grand rabbinat, mais ce sont les «&nbsp;sages&nbsp;» extérieurs à celui-ci qui conservent l'autorité suprême du monde <i>haredi</i>.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Séparatisme"><span id="S.C3.A9paratisme"></span>Séparatisme</h3></div>
<p>L’idéal des <i>haredim</i> reste une vie juive regroupée autour des <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbins</a>, refusant beaucoup d’aspects du monde moderne (la <a href="T%C3%A9l%C3%A9vision" title="Télévision">télévision</a> est particulièrement rejetée), avec des quartiers séparés des non-Juifs et des Juifs laïcs. Physiquement, leurs vêtements noirs (les «&nbsp;hommes en noir&nbsp;» selon l’expression israélienne) les font remarquer facilement. On n’est cependant pas en présence d’une attitude de rejet de la modernité aussi radicale que celle des <a href="Amish" title="Amish">Amish</a>&nbsp;: l’<a href="%C3%89lectricit%C3%A9" title="Électricité">électricité</a>, la <a href="Automobile" title="Automobile">voiture</a>, l’<a href="Ordinateur" title="Ordinateur">ordinateur</a>, l’<a href="Avion" title="Avion">avion</a>, sont acceptés<sup id="cite_ref-14" class="reference"><a href="#cite_note-14"><span class="cite-bracket">[</span>14<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>La vision fondamentale des <i>haredim</i> est que le monde qui les entoure est une source permanente de perversion. La télévision ou la publicité y sont une source d’images débauchées ou violentes<sup id="cite_ref-chap1_15-0" class="reference"><a href="#cite_note-chap1-15"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les valeurs d’indépendance de l’individu, de relativisme idéologique, d’égalité des sexes ou des <a href="Religion" title="Religion">religions</a> sont rejetées. Il est illusoire de croire, comme les orthodoxes, qu’on peut vivre dans ce monde tout en respectant strictement les 613 <i><a href="Mitzvah" title="Mitzvah">mitzvot</a></i>. La menace est permanente. Pour ne pas y succomber, il faut vivre en groupe, dans des quartiers à part, sous la stricte direction des rabbins.
</p><p>La sexualité est particulièrement centrale dans le rejet par les <i>haredim</i> du monde moderne<sup id="cite_ref-chap1_15-1" class="reference"><a href="#cite_note-chap1-15"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. La crainte de la tentation sexuelle est permanente. Non seulement la femme <i>haredi</i> doit avoir une tenue «&nbsp;pudique&nbsp;» (qui implique par exemple de cacher ses cheveux), mais toutes les femmes qui rentrent dans les quartiers <i>haredi</i> doivent en théorie en faire de même<sup id="cite_ref-Familles-et-dissidences2_16-0" class="reference"><a href="#cite_note-Familles-et-dissidences2-16"><span class="cite-bracket">[</span>16<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Cette volonté de contrôle social est une des raisons du choix des <i>haredim</i> de vivre dans des quartiers à part (souvent appelés <a href="Ghetto" title="Ghetto">ghettos</a> en souvenir des anciens ghettos d’Europe orientale). Ils ont développé dans ces quartiers une société à part, avec ses magasins, ses écoles, ses institutions, ses journaux.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Géographie"><span id="G.C3.A9ographie"></span>Géographie</h3></div>

<p>Les populations <i>haredim</i> sont beaucoup plus concentrées que la population juive en général, conséquence de la volonté de vivre séparément des sociétés modernes. Les <i>haredim</i> sont aujourd’hui surtout nombreux en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> et aux <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>. On en trouve aussi des communautés relativement importantes en <a href="Grande-Bretagne" title="Grande-Bretagne">Grande-Bretagne</a> et en <a href="Belgique" title="Belgique">Belgique</a> principalement à <a href="Anvers" title="Anvers">Anvers</a>, à <a href="Londres" title="Londres">Londres</a>, mais aussi à <a href="Paris" title="Paris">Paris</a> ou <a href="Zurich" title="Zurich">Zurich</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="En_Israël"><span id="En_Isra.C3.ABl"></span>En Israël</h4></div>
<p>En Israël, les principales communautés sont par ordre d’importance décroissante&nbsp;:
</p>
<ul><li>l’agglomération de <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a>, où ils sont environ 200&nbsp;000,</li>
<li><a href="Bnei_Brak" title="Bnei Brak">Bnei Brak</a>, une ville presque totalement ultra-orthodoxe de 200&nbsp;000 habitants dans la banlieue de <a href="Tel-Aviv" class="mw-redirect" title="Tel-Aviv">Tel-Aviv</a>,</li>
<li><a href="Bet_Shemesh" title="Bet Shemesh">Bet Shemesh</a>, où les <i>haredim</i> représentent la moitié de la population soit environ 60&nbsp;000 personnes,</li>
<li><a href="Betar_Illit" title="Betar Illit">Betar Illit</a> et <a href="Modiin_Illit" title="Modiin Illit">Modiin Illit</a> sont des <a href="Colonies_isra%C3%A9liennes" title="Colonies israéliennes">colonies israéliennes</a> de <a href="Cisjordanie" title="Cisjordanie">Cisjordanie</a> (Judée-Samarie), créées au milieu des années 1990 et situées à proximité de l’ancienne «&nbsp;<a href="Ligne_verte_(Isra%C3%ABl)" title="Ligne verte (Israël)">ligne verte</a>&nbsp;». Elles comptent chacune plus de 60&nbsp;000 habitants,</li>
<li><a href="Ashdod" title="Ashdod">Ashdod</a>, où plus de 50&nbsp;000 <i>haredim</i> vivent au sud de <a href="Tel-Aviv" class="mw-redirect" title="Tel-Aviv">Tel-Aviv</a>,</li>
<li>ainsi que d'autres villes comme <a href="El'ad" title="El'ad">El'ad</a> et <a href="Ofakim" title="Ofakim">Ofakim</a>. Les <i>haredim</i> sont également nombreux dans les villes saintes de <a href="Safed" title="Safed">Safed</a> et de <a href="Tib%C3%A9riade" title="Tibériade">Tibériade</a>.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Aux_États-Unis"><span id="Aux_.C3.89tats-Unis"></span>Aux États-Unis</h4></div>
<p>Aux <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, c’est surtout dans l’agglomération de <a href="New_York" title="New York">New York</a> (en particulier à <a href="Brooklyn" title="Brooklyn">Brooklyn</a>) que se concentrent les <i>haredim</i>. Certaines communautés ont érigé de véritables municipalités juives dans ce pays, c'est le cas des <a href="Dynastie_hassidique_de_Satmar" title="Dynastie hassidique de Satmar">hassidim de Satmar</a> dont certains se sont regroupés au sein de <a href="Kiryas_Joel" title="Kiryas Joel">Kiryas Joel</a> dans le <a href="Comt%C3%A9_d'Orange_(New_York)" title="Comté d'Orange (New York)">comté d'Orange</a> (État de New York<sup id="cite_ref-17" class="reference"><a href="#cite_note-17"><span class="cite-bracket">[</span>17<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>).
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="En_France">En France</h4></div>
<p>En <a href="France" title="France">France</a> les communautés <i>haredi</i> se regroupent autour de <a href="Yechiva" title="Yechiva">yeshivot</a>&nbsp;; elles sont présentes essentiellement à <a href="Paris" title="Paris">Paris</a> (et dans des communes de sa banlieue comme <a href="Brunoy" title="Brunoy">Brunoy</a><sup id="cite_ref-18" class="reference"><a href="#cite_note-18"><span class="cite-bracket">[</span>18<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, <a href="%C3%89pinay-sur-Seine" title="Épinay-sur-Seine">Épinay-sur-Seine</a>, <a href="Sarcelles" title="Sarcelles">Sarcelles</a> et <a href="Cr%C3%A9teil" title="Créteil">Créteil</a>), <a href="Strasbourg" title="Strasbourg">Strasbourg</a> (Kable), <a href="Marseille" title="Marseille">Marseille</a> (<a href="Saint-Tronc" title="Saint-Tronc">Saint-Tronc</a> et <a href="Le_Cabot" title="Le Cabot">Le Cabot</a>) et <a href="Aix-les-Bains" title="Aix-les-Bains">Aix-les-Bains</a>. En particulier, des îlots dans les <abbr class="abbr" title="Dix-septième">17<sup>e</sup></abbr>, <abbr class="abbr" title="Dix-neuvième">19<sup>e</sup></abbr> (autour de la <a href="Rue_Petit" title="Rue Petit">rue Petit</a>) et <abbr class="abbr" title="Vingtième">20<sup>e</sup></abbr> arrondissements ou encore certains endroits du Marais sont considérés comme les épicentres de la communauté haredi de Paris<sup id="cite_ref-19" class="reference"><a href="#cite_note-19"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Sionisme">Sionisme</h3></div>
<p>Les <i>haredim</i> rejettent originellement assez largement le <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a>, encore que ce rejet ait connu des évolutions. Selon une thèse historiquement dominante (mais pas exclusive<sup id="cite_ref-20" class="reference"><a href="#cite_note-20"><span class="cite-bracket">[</span>20<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>) chez les religieux, <a href="Dieu" title="Dieu">Dieu</a> a détruit le <a href="Royaume_d'Isra%C3%ABl" title="Royaume d'Israël">royaume d’Israël</a> pour punir les Juifs, et seul son <a href="Messie" title="Messie">messie</a> peut le recréer. La vie en <a href="Terre_sainte" title="Terre sainte">terre sainte</a> est possible, mais toute tentative autonome de créer un État est une révolte contre Dieu. Ainsi le <a href="Talmud_de_Babylone" title="Talmud de Babylone">Talmud de Babylone</a> (<i>Massekhet Ketoubot</i> 111a), dans son commentaire du <a href="Cantique_des_cantiques" title="Cantique des cantiques">Cantique des cantiques</a> déclare<sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;"><span title="Ce passage nécessite une référence (demandé le mai 2025) ; voir l'aide.">[réf.&nbsp;nécessaire]</span></sup>&nbsp;:
</p>
<ol><li>qu'Israël ne «&nbsp;forcerait pas la muraille&nbsp;» (c'est-à-dire que le peuple d'Israël s'engage à ne pas conquérir <i><a href="Eretz_Israel" class="mw-redirect" title="Eretz Israel">Eretz Israel</a></i> par la force).</li>
<li>Que <a href="YHWH" title="YHWH">YHWH</a> a fait jurer à Israël qu'il ne se rebellerait pas contre les nations (c'est-à-dire que le peuple d'Israël s'engage à obéir aux gouvernements pendant son exil, en attendant «&nbsp;que la main de Dieu se manifeste aux yeux du monde&nbsp;»<sup id="cite_ref-21" class="reference"><a href="#cite_note-21"><span class="cite-bracket">[</span>21<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>).</li>
<li>Qu'en échange, <a href="YHWH" title="YHWH">YHWH</a> a fait jurer aux nations de ne «&nbsp;pas trop&nbsp;» (<i>yoter midai</i>) opprimer Israël.</li></ol>
<p>Cette vision, connue sous le nom des «&nbsp;<a href="Trois_serments" title="Trois serments">trois serments</a>, […] a joué un rôle considérable dans la pensée religieuse antisioniste, et […] est encore évoquée aujourd'hui par […] les <i><a href="Netourei_Karta" class="mw-redirect" title="Netourei Karta">Netourei Karta</a></i> et les <i>hassidim</i> de Satmar&nbsp;»<sup id="cite_ref-22" class="reference"><a href="#cite_note-22"><span class="cite-bracket">[</span>22<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p><i>Massekhet Ketoubot</i> indique que Dieu promet que les nations n'essaieront pas de détruire le peuple d'Israël. La <a href="Shoah" title="Shoah">Shoah</a> a donc été interprétée par certains <i>haredim</i> comme la conséquence inévitable de la violation par les sionistes des deux premières promesses<sup id="cite_ref-Greilsammer-p46_23-0" class="reference"><a href="#cite_note-Greilsammer-p46-23"><span class="cite-bracket">[</span>23<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Avec le temps, les <i>haredim</i> ont fini (majoritairement du moins) par accepter l’État d’<a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a><sup id="cite_ref-Greilsammer-p55_24-0" class="reference"><a href="#cite_note-Greilsammer-p55-24"><span class="cite-bracket">[</span>24<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les partis qui les représentent ont même des ministres. Mais le «&nbsp;culte&nbsp;» de l’État propre aux sionistes (même aux <a href="Sionisme_religieux" title="Sionisme religieux">sionistes religieux</a>) leur semble être une idolâtrie condamnée par la <a href="Bible" title="Bible">Bible</a><sup id="cite_ref-Greilsammer-p56_25-0" class="reference"><a href="#cite_note-Greilsammer-p56-25"><span class="cite-bracket">[</span>25<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. D’où une attitude actuelle très ambiguë, faite d’acceptation et de réticence<sup id="cite_ref-Greilsammer-p56_25-1" class="reference"><a href="#cite_note-Greilsammer-p56-25"><span class="cite-bracket">[</span>25<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ainsi lors du <a href="Plan_de_d%C3%A9sengagement_des_territoires_occup%C3%A9s" class="mw-redirect" title="Plan de désengagement des territoires occupés">retrait</a> des colonies israéliennes de la <a href="Bande_de_Gaza" title="Bande de Gaza">bande de Gaza</a>, en 2005, certains <i>haredim</i> sont restés neutres, certains ont approuvé, d’autres se sont opposés<sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;"><span title="Ce passage nécessite une référence ; voir l'aide.">[réf.&nbsp;nécessaire]</span></sup>. L’attitude majoritaire fut cependant très réservée<sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;"><span title="Ce passage nécessite une référence ; voir l'aide.">[réf.&nbsp;nécessaire]</span></sup>.
</p><p>Le parti <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, émanation des <i>haredim</i> <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarades</a>, a évolué de façon plus affirmée que les partis <i>haredim</i> d'origine européenne. Marquant la fin de cette évolution déjà ancienne, le parti a annoncé en 2010 sa volonté d'adhérer à l'<a href="Organisation_sioniste_mondiale" title="Organisation sioniste mondiale">Organisation sioniste mondiale</a><sup id="cite_ref-J-post-28-mai-2010_26-0" class="reference"><a href="#cite_note-J-post-28-mai-2010-26"><span class="cite-bracket">[</span>26<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. À cette occasion, un représentant du Shass, Yaakov Margi, a déclaré «&nbsp;nous nous définissons comme un parti sioniste, en tant que Juifs pratiquants qui aiment Israël&nbsp;»<sup id="cite_ref-J-post-28-mai-2010_26-1" class="reference"><a href="#cite_note-J-post-28-mai-2010-26"><span class="cite-bracket">[</span>26<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>À l'inverse, certains groupes, comme les <i><a href="Neturei_Karta" title="Neturei Karta">Neturei Karta</a></i>, la <i><a href="Edah_Haredit" title="Edah Haredit">Edah Haredit</a></i> ou les <i>hassidim</i> de Satmar sont toujours très fortement <a href="Antisionisme" title="Antisionisme">antisionistes</a>&nbsp;: «&nbsp;nous sommes des Juifs orthodoxes anti-sionistes. Et nous sommes opposés au sionisme pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’établissement d’un État en Palestine est une chose qui viole la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a>, la loi religieuse juive. Il contredit les dispositions s’agissant des punitions et de l’exil décrétés par <i>Di-u</i><sup id="cite_ref-27" class="reference"><a href="#cite_note-27"><span class="cite-bracket">[</span>27<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> à l’époque du Temple. L’établissement de l’État sioniste contredit la volonté de <i>Di-u</i> en cherchant un remède matériel à une condition spirituelle. En plus, le mouvement sioniste depuis des décennies se dévoue à extirper la foi traditionnelle de la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a>&nbsp;»<sup id="cite_ref-28" class="reference"><a href="#cite_note-28"><span class="cite-bracket">[</span>28<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Science_et_rationalisme">Science et rationalisme</h3></div>
<p>La science n’a aucune valeur particulière. À la <a href="V%C3%A9rit%C3%A9_scientifique" title="Vérité scientifique">vérité scientifique</a> tributaire, de ses <a href="Axiome" title="Axiome">axiomes</a> et de sa méthode, ils opposent la «&nbsp;vérité absolue&nbsp;» à laquelle seule l’étude des textes sacrés permet d'accéder. On note une certaine hostilité, ou au moins un certain mépris, à l’égard de la science. Le journal <i>haredi Yated neeman</i> rappelle ainsi de nombreuses erreurs scientifiques, et conclut «&nbsp;pourquoi devrions-nous passer notre temps à étudier des «&nbsp;faits&nbsp;» dont la moitié seront regardés dans dix ans comme faux&nbsp;»<sup id="cite_ref-29" class="reference"><a href="#cite_note-29"><span class="cite-bracket">[</span>29<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;? Mais les productions de la science, comme les machines ou les traitements médicaux, ne sont pas forcément rejetées.
</p><p>Les inventions ou les concepts qui sont susceptibles de violer la loi religieuse juive sont par contre refusés&nbsp;: Internet ou télévision (à cause de leurs images «&nbsp;indécentes&nbsp;»), <a href="%C3%89volution_(biologie)" title="Évolution (biologie)">théorie de l'évolution</a> (qui s'oppose au <a href="Cr%C3%A9ationnisme" title="Créationnisme">créationnisme</a> religieux). Ainsi, pour un des dirigeants du <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a> (parti <i>haredi</i> séfarade) «&nbsp;une femme <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarade</a> qui embrasse avec dévotion un rouleau de la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a> vaut mieux que cinquante professeurs qui enseignent que l’Homme descend du singe&nbsp;»<sup id="cite_ref-30" class="reference"><a href="#cite_note-30"><span class="cite-bracket">[</span>30<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Mais le degré de rejet varie d’une communauté à une autre. Par exemple, le septième <a href="Rabbi_de_Loubavitch" class="mw-redirect" title="Rabbi de Loubavitch">Rabbi de Loubavitch</a> enseignait que l'avancée technologique était l'œuvre de la Providence divine, dans le but que les Juifs servent Dieu avec encore plus d'efficacité et dans des domaines jusqu'alors inaccessibles. De fait, il fut le premier instigateur de cours de Torah à la radio, à la télévision et même par multiplex satellite, dès les années 1980.
</p><p>Les milieux <i>haredim</i> sont relativement perméables aux craintes de malédictions. Ainsi «&nbsp;des <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbins</a> ont organisé une prière collective dans les locaux de la Sécurité sociale israélienne à <a href="Tel-Aviv" class="mw-redirect" title="Tel-Aviv">Tel-Aviv</a> pour conjurer une malédiction prétendument jetée sur ses employés par des personnes privées d’allocations&nbsp;»<sup id="cite_ref-31" class="reference"><a href="#cite_note-31"><span class="cite-bracket">[</span>31<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En <a href="1985" title="1985">1985</a>, le ministre de l’intérieur (du parti <i>haredi</i> <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>) a «&nbsp;expliqué un terrible accident dans lequel un train est entré en collision avec un autobus d’enfants par la vengeance de Dieu en raison de la désacralisation du <a href="Chabbat" class="mw-redirect" title="Chabbat">chabbat</a> avec l’ouverture des cinémas le vendredi soir&nbsp;»<sup id="cite_ref-32" class="reference"><a href="#cite_note-32"><span class="cite-bracket">[</span>32<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Après la mort brutale en <time class="nowrap" datetime="1989-12" data-sort-value="1989-12">décembre 1989</time> de Zion Garmi, directeur adjoint du ministère des Cultes, «&nbsp;une rumeur persistante dit qu’il aurait été maudit par trois fonctionnaires du ministère, et que même Itshak Kaddouri, le célèbre <a href="Kabbale" title="Kabbale">cabbaliste</a> […] n’a pas réussi avec ses incantations à effacer la malédiction&nbsp;»<sup id="cite_ref-greils140_33-0" class="reference"><a href="#cite_note-greils140-33"><span class="cite-bracket">[</span>33<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Étude"><span id=".C3.89tude"></span>Étude</h3></div>
<p>L’étude des textes religieux dans une <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechiva</a></i> est l’objectif premier de tout homme <i>haredi</i>. On voit même des cursus d’études religieuses pour femmes se développer. Là où cela est possible, l’homme <i>haredi</i> va donc essayer de consacrer tout son temps à l’étude, en évitant la perte de temps (<i>Bitoul Torah</i><sup id="cite_ref-34" class="reference"><a href="#cite_note-34"><span class="cite-bracket">[</span>34<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>) d'un travail laïque. Là où cela ne l’est pas, il essaiera de cumuler les deux activités.
</p><p>Les études séculières, par contre, sont assez dévalorisées. Elles sont une perte de temps, puisqu’elles gênent l’étude religieuse. Pas ou peu de médecins, avocats, ingénieurs ou plombiers chez les <i>haredim</i> israéliens. Il y en a plus en <a href="Diaspora_juive" title="Diaspora juive">diaspora</a>.
</p><p>En <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>, les <i>haredim</i> ont obtenu des financements d’État considérables pour leurs activités, ce qui permet à une forte proportion d’hommes adultes de consacrer tout leur temps à l’étude. En pratique, en particulier du fait d'une tendance à la diminution des aides étatiques, les statistiques montrent que la situation socio-économique contraint quand même bon nombre de <i>haredim</i> à travailler dans le secteur marchand. Néanmoins, «&nbsp;plus de 70&nbsp;% des ultra-orthodoxes hommes et environ 50&nbsp;% des femmes ne sont pas employés&nbsp;»<sup id="cite_ref-sans-emploi_35-0" class="reference"><a href="#cite_note-sans-emploi-35"><span class="cite-bracket">[</span>35<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En <a href="Diaspora_juive" title="Diaspora juive">diaspora</a>, ces financements sont absents ou limités, et le temps passé à l’étude doit être rogné pour permettre un travail rémunérateur.
</p><p>Fin 2005, Yissachar Dov Rokeach II, <i>rebbe</i> de la dynastie <a href="Hassidisme" title="Hassidisme">hassidique</a> de <a href="Belz_(Ukraine)" title="Belz (Ukraine)">Belz</a>, a surpris en appelant ses partisans israéliens à suivre des formations professionnelles et non plus seulement des études religieuses, et ce afin d’améliorer leur statut socio-économique. Il a annoncé que les <i>yeshivot</i> de Belz réserveraient «&nbsp;quelques heures par semaine en soirée&nbsp;» à ces formations<sup id="cite_ref-36" class="reference"><a href="#cite_note-36"><span class="cite-bracket">[</span>36<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Cette évolution limitée est révélatrice des problèmes économiques rencontrés par des <i>haredim</i> israéliens centrés sur l’étude et très dépendants des subventions d’État.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Vie_de_famille">Vie de famille</h3></div>
<p>Les mariages se font jeunes, en général par l'entremise d'un marieur (<i>Shadkhan</i>), chargé de trouver et de proposer le meilleur parti. Avoir un maximum d’enfants est pour les <i>haredim</i> un commandement religieux important&nbsp;: «&nbsp;croissez et multipliez&nbsp;» (<a href="Gen%C3%A8se" class="mw-redirect" title="Genèse">Genèse</a> 1:28, 9:1,7). Sauf cas médicaux, les familles ont de 5 à 10 enfants (7 enfants par famille en moyenne en Israël en 2005).
</p><p>La femme est sous l'autorité de son père jusqu’au mariage, puis celle de son mari. Ainsi, quand des conflits surviennent entre communautés <i>haredim</i>, ou lors des élections en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> (voir plus bas), la femme doit suivre la communauté et le parti de son mari, non celui de son père.
</p><p>«&nbsp;La chasteté de la femme préoccupe énormément la société ultra-orthodoxe. Elle doit non seulement cacher ses cheveux, ses bras et ses jambes jusqu’à ses chevilles, mais même en présence de tiers, le moindre contact physique avec un homme qui n’est pas son mari lui est interdit&nbsp;»<sup id="cite_ref-37" class="reference"><a href="#cite_note-37"><span class="cite-bracket">[</span>37<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-38" class="reference"><a href="#cite_note-38"><span class="cite-bracket">[</span>38<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Selon la loi juive (codifiée dans le <i><a href="Choulhan_Aroukh" title="Choulhan Aroukh">Choulhan Aroukh</a></i>), elle ne doit d’ailleurs jamais se retrouver seule avec un homme autre que son mari (ou son père, grand-père, frère, fils, petit-fils, etc). Il est également interdit à l'homme de se retrouver seul avec une femme autre que la sienne (ou l'une de ses proches parentes<sup id="cite_ref-39" class="reference"><a href="#cite_note-39"><span class="cite-bracket">[</span>39<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). Dans les années 1980, des passages piétons séparés pour les hommes et les femmes ont ainsi été créés dans certaines zones <i>haredim</i>, afin d’éviter les frôlements involontaires entre hommes et femmes sur les passages les plus fréquentés.
</p><p>Fin 2007, à Jérusalem, ville avec une forte proportion de <i>haredim</i>, une trentaine de bus sont organisés autour d'une séparation des sexes, les hommes ayant des places réservées à l'avant, et les femmes à l'arrière, tout mélange étant prohibé<sup id="cite_ref-figaro-2007_40-0" class="reference"><a href="#cite_note-figaro-2007-40"><span class="cite-bracket">[</span>40<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Ces contraintes limitent fortement les capacités de sorties de la femme <i>haredi</i>, que ce soit pour les loisirs ou le travail.
</p><p>Dans la majorité des groupes <i>haredim</i>, on a noté depuis les années 1970-1980 une tendance au développement du travail des femmes (plus important en 2007 et en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> que le travail des hommes<sup id="cite_ref-sans-emploi_35-1" class="reference"><a href="#cite_note-sans-emploi-35"><span class="cite-bracket">[</span>35<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). Les familles nombreuses ont en effet des besoins financiers importants, surtout là où le mari ne travaille pas, mais se consacre à l’étude des textes sacrés (essentiellement en Israël). En 2007, une «&nbsp;enquête montre que les hommes de la communauté ultra-orthodoxe consacrent la plupart de leur temps à l'étude religieuse et ne travaillent pas, la charge de gagner un revenu retombant sur les femmes&nbsp;»<sup id="cite_ref-sans-emploi_35-2" class="reference"><a href="#cite_note-sans-emploi-35"><span class="cite-bracket">[</span>35<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ce travail est un facteur limité mais réel de renforcement du poids de la femme <i>haredi</i><sup id="cite_ref-41" class="reference"><a href="#cite_note-41"><span class="cite-bracket">[</span>41<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le travail des femmes est limité par deux facteurs&nbsp;:
</p>
<ul><li>il n’est pas question d’accepter que la femme <i>haredi</i> fasse un travail dans un milieu mixte hommes-femmes, ce qui réduit fortement le nombre de postes accessibles,</li>
<li>les grossesses fréquentes rebutent beaucoup d’employeurs.</li></ul>
<p>Certains <i>haredim</i> (<i><a href="Edah_Haredit" title="Edah Haredit">Edah Haredit</a></i>) considèrent une telle évolution vers le travail des femmes comme un grave péché.
</p><p>Les enfants doivent être élevés si possible dans des écoles religieuses spécifiques&nbsp;: c’est assez simple en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>, parfois plus difficile en <a href="Diaspora_juive" title="Diaspora juive">diaspora</a>, surtout dans les groupes les plus petits. Ce qui encourage d’ailleurs les regroupements en communautés compactes, dotées de leurs propres écoles.
</p><p>L’<a href="Homosexualit%C3%A9" title="Homosexualité">homosexualité</a> ou le <a href="Concubinage" title="Concubinage">concubinage</a>, péchés bibliques, sont totalement rejetés.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Statut_socio-économique"><span id="Statut_socio-.C3.A9conomique"></span>Statut socio-économique</h3></div>
<p>On a vu que les <i>haredim</i> avaient des familles nombreuses, faisaient peu d’études «&nbsp;modernes&nbsp;» susceptibles de déboucher sur des emplois bien rémunérés, essayaient (surtout chez les hommes et en Israël<sup id="cite_ref-sans-emploi_35-3" class="reference"><a href="#cite_note-sans-emploi-35"><span class="cite-bracket">[</span>35<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>) d’éviter un travail rémunéré pour se consacrer à l’étude religieuse. Ces trois phénomènes impliquent un niveau socio-économique assez défavorisé, surtout en Israël. En 2005, les chiffres officiels y indiquent que 21,3&nbsp;% des <i>haredim</i> vivent en dessous du seuil de pauvreté<sup id="cite_ref-sondage_1-1" class="reference"><a href="#cite_note-sondage-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les communautés israéliennes sont donc assez dépendantes des fonds éducatifs d’État, ainsi que des aides sociales de l’État Providence, ce qui renforce le rôle des partis politiques <i>haredim</i> (qui en répartissent certaines ou font pression pour les obtenir), et l’acceptation de fait de l’État sioniste, pourvoyeur de fonds.
</p><p>La croissance démographique rapide des <i>haredim</i> rend de plus en plus difficile le fait de ne compter que sur des fonds d’État qui ne sont pas extensibles à l’infini. On note donc une proportion croissante de <i>haredim</i> israéliens de sexe masculin qui occupent un emploi rémunéré (30&nbsp;% en 2007<sup id="cite_ref-sans-emploi_35-4" class="reference"><a href="#cite_note-sans-emploi-35"><span class="cite-bracket">[</span>35<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). En diaspora, le travail rémunéré est beaucoup plus répandu (faute de subventions), et les <i>haredim</i> y ont donc généralement un statut socio-économique plus favorable qu’en Israël. Néanmoins, le recensement national <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">américain</a> de 2008 place l'enclave <i>haredi</i> de Kiryas Joel, dans le <a href="Comt%C3%A9_d'Orange_(New_York)" title="Comté d'Orange (New York)">comté d'Orange</a> (<a href="%C3%89tat_de_New_York" title="État de New York">État de New York</a>), en tête du pays pour le taux de pauvreté&nbsp;: avec un revenu moyen par foyer de 15&nbsp;848 $, les deux tiers des habitants vivent sous la limite de pauvreté et le pourcentage de résidents recevant une aide alimentaire de l'État est de 40&nbsp;%<sup id="cite_ref-42" class="reference"><a href="#cite_note-42"><span class="cite-bracket">[</span>42<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Un secteur économique connu pour sa forte présence <i>haredi</i> est celui de la taille des <a href="Diamant" title="Diamant">diamants</a>, à <a href="Quartier_des_Diamantaires" title="Quartier des Diamantaires">Anvers</a>, à <a href="Diamond_District" title="Diamond District">New York</a> ou encore à <a href="Industrie_isra%C3%A9lienne_du_diamant" title="Industrie israélienne du diamant">Ramat Gan</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Politique">Politique</h3></div>

<p>La société <i>haredi</i> n’est pas fondamentalement intéressée par la politique, car la priorité doit aller au religieux. Cependant, pour préserver ses intérêts, elle a été amenée à créer des partis religieux (<a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a>, à l’origine, puis le <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a> et <a href="Degel_HaTorah" title="Degel HaTorah">Degel HaTorah</a>). Agoudat Israël fut d’abord actif en <a href="Diaspora_juive" title="Diaspora juive">diaspora</a>, mais lui et ses scissions le sont aujourd’hui essentiellement en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>. Ces partis spécifiques, qui épousent les divisions internes au monde <i>haredi</i> israélien, ont une double fonction. D’un point de vue idéologique, il s’agit de pousser des lois contraignantes sur le respect des commandements et en général de défendre une vision religieuse du monde dans la sphère des institutions politiques. D’un point de vue pragmatique, il s’agit de défendre des intérêts des <i>haredim</i>, en particulier la collecte de fonds d’État pour le financement des familles nombreuses et des institutions religieuses. En dernière analyse, il s’agit de permettre à autant d’hommes que possible d’étudier au maximum, en perdant un minimum de temps dans des activités annexes, comme le travail rémunéré. La politique de réduction des aides sociales menée par le gouvernement israélien depuis 2001 a donc suscité de fortes oppositions&nbsp;: «&nbsp;On ne peut dégager <a href="Ariel_Sharon" title="Ariel Sharon">Sharon</a> et <a href="Benyamin_Netanyahou" title="Benyamin Netanyahou">Netaniahou</a> de leurs responsabilités face à ce désastre social, mais ils n’auraient pas pu concevoir ce programme d’appauvrissement de masse […] sans l’impulsion et l’appui du parti capitaliste et profiteur de <a href="Tomy_Lapid" title="Tomy Lapid">Lapid</a><sup id="cite_ref-43" class="reference"><a href="#cite_note-43"><span class="cite-bracket">[</span>43<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Lapid et ses camarades n’ont visé qu’un seul but&nbsp;: réduire le public orthodoxe à l’indigence, ses écoles à la pauvreté, et ses enfants à la famine<sup id="cite_ref-44" class="reference"><a href="#cite_note-44"><span class="cite-bracket">[</span>44<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;».
</p><p>Conformément à <i>Emounat Khakhamim</i> (la foi dans les sages), un des principes fondamentaux du judaïsme orthodoxe, chaque parti est gouverné par un «&nbsp;conseil des sages de la Torah&nbsp;» coopté (et en aucun cas élu). Le premier fut celui de l’Agoudat, et fut créé à <a href="Katowice" title="Katowice">Katowice</a> en <a href="1918" title="1918">1918</a>. Un conseil ne se mêle pas de la politique au quotidien, mais définit les grandes orientations de son parti.
</p><p>En <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>, <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a> représente surtout les <a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a> d’origine européenne. Degel HaTorah représente surtout le courant «&nbsp;Lituanien&nbsp;» (<i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">mitnagdim</a></i>) d’origine européenne (à l’exception des <i>hassidim</i> de Belz, qui soutiennent Degel HaTorah). Enfin, le <a href="Shas" title="Shas">Shas</a> représente surtout les <i>haredim</i> d’origine orientale (<a href="S%C3%A9farades" title="Séfarades">séfarades</a>). Contrairement aux deux premiers partis, il attire aussi un électorat non <i>haredim</i>&nbsp;: des orthodoxes et des traditionalistes <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarades</a>. Mais le parti est sous le strict contrôle des <i>haredim</i>.
</p><p>Agoudat et Degel sont en général regroupés au sein d’un cartel électoral très souple le «&nbsp;Judaïsme unifié de la Torah&nbsp;» (<a href="Yahadut_Hatorah" class="mw-redirect" title="Yahadut Hatorah">Yahadut Hatorah</a>). Celui-ci a cependant connu quelques crises, et a alors temporairement cessé d’être actif.
</p><p>Aux <a href="%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_isra%C3%A9liennes_de_2020" title="Élections législatives israéliennes de 2020">élections législatives israéliennes de 2020</a>, le Shas a obtenu 7,7&nbsp;% des voix (9 sièges sur 120), et Judaïsme unifié de la Torah 6,0&nbsp;% des voix (7 sièges).
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Spécificités_:_synthèse"><span id="Sp.C3.A9cificit.C3.A9s_:_synth.C3.A8se"></span>Spécificités&nbsp;: synthèse</h3></div>

<p>Par rapport aux autres Juifs religieux orthodoxes, les <i>haredim</i> ont donc pour spécificités&nbsp;:
</p>
<ul><li>le séparatisme social (écoles spécifiques, magasins spécifiques), géographique (quartiers séparés, parfois physiquement fermés pendant le <a href="Chabbat" class="mw-redirect" title="Chabbat">chabbat</a>) et vestimentaire (vêtements noirs). Les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» sont infiniment moins particularistes et n’ont par exemple ni quartiers réservés ni vêtements particuliers (à l’exception du port de la <a href="Kippa" title="Kippa">kippa</a> et de vêtements «&nbsp;modestes&nbsp;» pour les femmes)&nbsp;;</li>
<li>des études religieuses extrêmement poussées. En Israël, les financements d’État des <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechivot</a></i> permettaient à une forte proportion de <i>haredim</i> d’étudier le <a href="Talmud" title="Talmud">Talmud</a> toute leur vie, sans travail rémunéré. Aujourd'hui, les dons provenant essentiellement de l'étranger (<a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, <a href="France" title="France">France</a>) financent les <a href="Yechiva" title="Yechiva">yeshivot</a>. En effet, les aides de l'État ont considérablement diminué. Les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» font par contre des études séculières et occupent des emplois dans les secteurs économiques classiques&nbsp;;</li>
<li>un rapport au <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a> allant d’une hostilité viscérale (très minoritaire), ou un simple rejet (minoritaire), à une vision positive (minoritaire), en passant par une neutralité intéressée mais critique (majoritaire). Les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» sont par contre aujourd’hui presque tous favorables au sionisme (ce qui n’était pas toujours le cas au début du <a href="XXe_si%C3%A8cle" title="XXe siècle"><abbr class="abbr" title="20ᵉ siècle"><span class="romain">XX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle</a>)&nbsp;;</li>
<li>le refus des valeurs de la «&nbsp;<a href="Modernit%C3%A9" title="Modernité">modernité</a>&nbsp;» sociale&nbsp;: mixité homme-femme, démocratie, «&nbsp;culte&nbsp;» de l’État, sexualité libérée. Dans ce domaine, les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» sont plus ouverts, même si la liberté sexuelle est nettement rejetée&nbsp;;</li>
<li>l’hostilité à la <a href="Science" title="Science">science</a>. Pour les Haredim, le <a href="Talmud" title="Talmud">Talmud</a> détient la vérité et ne saurait être contredit par une autre source de connaissance. Les sciences sont ainsi souvent considérés par les Haredim comme des menaces envers la foi orthodoxe. Chez les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;», la connaissance scientifique est plus acceptée, avec diverses tentatives de conciliation avec la foi&nbsp;;</li>
<li>En Israël, un statut socio-économique nettement inférieur à celui des orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;».</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Divisions_du_monde_haredi">Divisions du monde <i>haredi</i></h2></div>
<p>Le monde <i>haredi</i> a de fortes spécificités. La vision extérieure des «&nbsp;hommes en noir&nbsp;» est donc souvent celle d’un groupe homogène et compact. Bien que partiellement exacte, cette vision doit être nuancée&nbsp;: les <i>haredim</i> n’ont pas de direction commune, et sont traversés par de nombreux clivages.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_entre_Mitnagdim_et_hassidim">Divisions entre <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> et <i><a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a></i></h3></div>
<p>Le <i><a href="Hassidisme" title="Hassidisme">hassidisme</a></i> s’est créé en Europe orientale vers le milieu du <abbr class="abbr" title="18ᵉ siècle"><span class="romain">XVIII</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle. Par rapport aux autres <i>haredim</i>, les <i>hassidim</i> insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec <a href="Dieu" title="Dieu">Dieu</a>, en particulier par le chant et la danse, et sont organisés en communautés dirigées par un <i>Admor</i> (ou <i><a href="Rebbe" title="Rebbe">Rebbe</a></i>) héréditaire.
</p><p>Dès l’origine, nombre de <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbins</a> se sont fortement opposés au hassidisme, d’où leur nom de <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i>, les «&nbsp;opposants&nbsp;». On parle aussi de «&nbsp;Lituaniens&nbsp;».
</p>
<blockquote>
<p>«&nbsp;Les <i>hassidim</i> [sont] portés vers la mystique fondée sur l’exaltation des émotions religieuses, tandis que les <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i>, majoritairement issus des écoles talmudiques de Lituanie, pratiquent un judaïsme plus austère, plus intellectualisé, fondé sur le principe de la casuistique dialectique (<i><a href="Pilpoul" title="Pilpoul">pilpoul</a></i>). Critiquant une orientation hassidique assurant la suprématie de la <a href="Kabbale" title="Kabbale">Kabbale</a> (mystique juive) sur la <i><a href="Halakha" title="Halakha">Halakha</a></i>, les <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> leur reprochent notamment une «&nbsp;joie de vivre&nbsp;», qu’ils estiment incompatible avec l’étude de la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a>. Enfin, le culte de la personnalité, traditionnel chez les <i>hassidim</i>, a toujours fait craindre aux Lituaniens l’apparition d’un nouveau pseudo-messianisme, rappelant ainsi l’aventure malheureuse du Messie auto-déclaré, <a href="Sabbata%C3%AF_Zevi" class="mw-redirect" title="Sabbataï Zevi">Sabbataï Zevi</a><sup id="cite_ref-45" class="reference"><a href="#cite_note-45"><span class="cite-bracket">[</span>45<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.&nbsp;»
</p>
</blockquote>
<p>Cette hostilité s’est estompée dans la seconde moitié du <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle face à la montée du <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a>, de l’assimilation ou du <a href="Socialisme" title="Socialisme">socialisme</a>. Mais elle n’a pas disparu. Le grand chef des <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> jusqu’à sa mort dans les années 1990, le rav <a href="Elazar_Shach" title="Elazar Shach">Elazar Shach</a> (ou Chakh) a été jusqu’à se demander si les <i>hassidim</i> de <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a> étaient encore Juifs<sup id="cite_ref-46" class="reference"><a href="#cite_note-46"><span class="cite-bracket">[</span>46<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-47" class="reference"><a href="#cite_note-47"><span class="cite-bracket">[</span>47<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Il n’a cependant pas étendu ce questionnement aux autres communautés <i>hassidim</i>.
</p><p>Les <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> sont centrés sur leurs chefs de <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechivot</a></i>, tandis que les <i><a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a></i> sont centrés sur leurs <i>Admorim</i> ou <i>Rebbe</i> (chefs religieux charismatiques et héréditaires).
</p><p>Aujourd’hui, cette divergence ne s’exerce pas que dans les instances de pouvoir religieux internes au monde <i>haredi</i>. Elle s’exprime aussi politiquement&nbsp;: les <i>hassidim</i> sont généralement (en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>) en faveur du parti <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a>, tandis que les <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> <a href="Ashk%C3%A9naze" class="mw-redirect" title="Ashkénaze">ashkénazes</a> votent plutôt <a href="Degel_HaTorah" title="Degel HaTorah">Degel HaTorah</a> (ou Hatora), et les orientaux <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>. Les <i>hassidim</i> hors <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> ont rarement des attaches partidaires.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_entre_hassidim">Divisions entre <i>hassidim</i></h3></div>

<p>Il existe des dizaines de dénominations hassidiques. Chacune a son <i>Admor</i> ou <i>Rebbe</i>, et les affrontements sont parfois virulents, même si les divergences religieuses réelles sont très faibles. Les <i>hassidim</i> de Belz et ceux de Satmar se sont parfois affrontés en vastes bagarres collectives dans leurs quartiers de <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a> et de <a href="Brooklyn" title="Brooklyn">Brooklyn</a>, du fait de leur divergences sur le sionisme (toléré par les Belz, radicalement rejeté par les Satmar), et du fait de la forte opposition entre leurs <i>admorim</i>. Les relations cordiales entre communautés hassidiques sont cependant très dominantes.
</p><p>Par contraste, le monde <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> est plus unifié, réuni autour d’un petit nombre de responsables de grandes <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechivot</a></i> prestigieuses.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_sur_le_sionisme">Divisions sur le sionisme</h3></div>

<p>On peut aujourd’hui compter quatre attitudes face au sionisme&nbsp;:
</p><p>Une petite minorité, regroupée dans la <i><a href="Edah_Haredit" title="Edah Haredit">Edah Haredit</a></i> (centrée autour des <i>hassidim</i> de <a href="Satmar" class="mw-disambig" title="Satmar">Satmar</a>) et les <i><a href="Neturei_Karta" title="Neturei Karta">Neturei Karta</a></i>, est violemment <a href="Antisionisme" title="Antisionisme">antisioniste</a>. Pour elle, le <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a> est toujours une rébellion contre <a href="Dieu" title="Dieu">Dieu</a>, et doit donc être combattu. Le rejet est absolu. Ce rejet amène aussi au refus de l’<a href="H%C3%A9breu" title="Hébreu">hébreu</a> moderne, considéré comme langue profane. L’hébreu doit rester une langue religieuse. À l’extrême inverse, on compte une petite minorité <i>Haredi Tzioni</i> qui se veulent à la fois <i>haredim</i> et sionistes religieux (généralement assez extrémistes d’ailleurs).
</p><p>L'influent parti <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, émanation des <i>haredim</i> <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarades</a>, sans être historiquement <i>Haredi Tzioni</i>, a cependant annoncé en 2010 son ralliement officiel au sionisme et sa volonté d'adhérer à l'<a href="Organisation_sioniste_mondiale" title="Organisation sioniste mondiale">Organisation sioniste mondiale</a><sup id="cite_ref-J-post-28-mai-2010_26-2" class="reference"><a href="#cite_note-J-post-28-mai-2010-26"><span class="cite-bracket">[</span>26<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le courant dominant est fait d’une réserve importante face au sionisme, idéologie qui, même dans son versant religieux (incarné entre autres par le <a href="Parti_national_religieux_(1956)" title="Parti national religieux (1956)">Parti National Religieux</a>, une des principales expressions des orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;») implique de placer son espérance dans l’État et pas seulement en Dieu. Ce qui est une forme d’idolâtrie. Mais l’État juif suscite quand même un certain intérêt.
</p><p>Une minorité assez importante de <i>haredim</i> est allée plus loin que cette réserve. On les trouve par exemple chez les <i>hassidim</i> de <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a>, dans l’ancien parti Poale Agoudat Israël (aujourd’hui réunifié avec <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a>). Sans se rallier officiellement au <a href="Sionisme" title="Sionisme">sionisme</a>, ils prennent de fait des positions très nationalistes. En outre, il est d'usage pour les <i>hassidim</i> de <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a> qui ont terminé leurs études religieuses d'effectuer leurs périodes de réserve dans l'<a href="Arm%C3%A9e_isra%C3%A9lienne" class="mw-redirect" title="Armée israélienne">armée israélienne</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_sur_la_«_modernité_»"><span id="Divisions_sur_la_.C2.AB_modernit.C3.A9_.C2.BB"></span>Divisions sur la «&nbsp;modernité&nbsp;»</h3></div>

<p>Si la méfiance à l’égard de la «&nbsp;modernité&nbsp;» fait consensus, le degré de cette méfiance est assez variable.
</p><p>Les <i>haredim</i> vivant dans les pays hors <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> ont normalement un travail (salarié ou profession libérale), et sont donc contraints par les réalités économiques d’accepter un certain degré d’ouverture au monde. Les sociologues ont noté que ceux qui émigraient en Israël (on en compte plusieurs dizaines de milliers sur les 30 dernières années) avaient parfois des tensions sur ce point avec les <i>haredim</i> israéliens. Les hassidim de <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a>, également, montrent une certaine ouverture, et ne craignent pas d’apparaître à la télévision, tout comme les <i>haredim</i> <a href="S%C3%A9farades" title="Séfarades">séfarades</a> du <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>.
</p><p>Beaucoup de courants <i>haredim</i> israéliens (surtout <a href="Ashk%C3%A9nazes" title="Ashkénazes">ashkénazes</a>) sont plus réservés. La modernité technique est acceptée. Mais la télévision, la mixité restent objets de méfiance ou de refus. Il a quand même été noté que l’éducation des jeunes filles s’était beaucoup développée dans ces groupes par rapport à la situation du début du <a href="XXe_si%C3%A8cle" title="XXe siècle"><abbr class="abbr" title="20ᵉ siècle"><span class="romain">XX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle</a>.
</p><p>Enfin, un troisième courant, très minoritaire, rejette largement cette modernité, et considère que les <i>haredim</i> classiques sont devenus trop laxistes. Ces groupes sont surtout ceux de la <i><a href="Edah_Haredit" title="Edah Haredit">Edah Haredit</a></i>. L’éducation des filles y est par exemple volontairement maintenue à un niveau très primaire<sup id="cite_ref-48" class="reference"><a href="#cite_note-48"><span class="cite-bracket">[</span>48<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>En conclusion, la méfiance commune face à la modernité (surtout sociale et politique) conduit à des prises de position allant d’assez larges accommodements à une hostilité farouche.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_et_convergences_entre_orientaux_et_occidentaux">Divisions et convergences entre orientaux et occidentaux</h3></div>
<p>Historiquement, l’ultra orthodoxie est <a href="Ashk%C3%A9naze" class="mw-redirect" title="Ashkénaze">ashkénaze</a>. À compter des années 1950, des <a href="S%C3%A9farades" title="Séfarades">Séfarades</a> sont rentrés dans le réseau scolaire <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a>, et on a vu apparaître des <i>haredim</i> <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarades</a>.
</p><p>Jusque dans les années 1980, les ultra-orthodoxes séfarades ne possédaient pas leurs propres institutions religieuses<sup id="cite_ref-LVS2_49-0" class="reference"><a href="#cite_note-LVS2-49"><span class="cite-bracket">[</span>49<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Selon Florence Heymann, ceux, parmi les Séfarades qui voulaient maintenir un caractère ultra-orthodoxe ou harédi s’étaient donc «&nbsp;transformés en <a href="Ashk%C3%A9nazes" title="Ashkénazes">Ashkénazes</a>&nbsp;», notamment par l'inscription de leurs enfants dans l’enseignement «&nbsp;<a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">lituanien</a>&nbsp;» (sensibilité ultra-orthodoxe non-hassidique<sup id="cite_ref-LVS2_49-1" class="reference"><a href="#cite_note-LVS2-49"><span class="cite-bracket">[</span>49<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). À partir des années 1980, sous la direction spirituelle charismatique du rabbin <a href="Ovadia_Yosef" title="Ovadia Yosef">Ovadia Yosef</a> (1920-2013), <a href="Grand-rabbinat_d'Isra%C3%ABl" title="Grand-rabbinat d'Israël">grand rabbin séfarade d'Israël</a> et grâce à l'importance politique du <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, ils ont créé un système d’enseignement parallèle à celui des communautés ashkénazes<sup id="cite_ref-LVS2_49-2" class="reference"><a href="#cite_note-LVS2-49"><span class="cite-bracket">[</span>49<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Cependant, les haredim orientaux restent toujours dispersés entre <a href="Yechiva" title="Yechiva">yechivot</a> (écoles académiques) <a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">lituaniennes</a> et yeshivot séfarades<sup id="cite_ref-LVS2_49-3" class="reference"><a href="#cite_note-LVS2-49"><span class="cite-bracket">[</span>49<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Dans l'affaire de l’école Emmanuel révélée par les médias en 2007, un mur séparait les élèves d’origines séfarade et ashkénaze. Un <a href="Code_vestimentaire" title="Code vestimentaire">code vestimentaire</a> permettait de distinguer les élèves des deux groupes<sup id="cite_ref-50" class="reference"><a href="#cite_note-50"><span class="cite-bracket">[</span>50<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En <time class="nowrap" datetime="2010-06" data-sort-value="2010-06">juin 2010</time>, une décision d'un juge de la Cour suprême interdisant la ségrégation entre élèves ashkénazes et séfarades pratiquée dans l'<a href="Colonie_isra%C3%A9lienne" class="mw-redirect" title="Colonie israélienne">implantation</a> d'Emmanuel provoque à Jérusalem une manifestation géante de protestation, à laquelle participent plus de 100&nbsp;000 <i>haredim</i>, qui refusent l'intervention de la justice dans l'organisation interne de l'école<sup id="cite_ref-51" class="reference"><a href="#cite_note-51"><span class="cite-bracket">[</span>51<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>«&nbsp;De nombreuses écoles ashkénazes ont instauré des quotas qui limitent le nombre d'élèves sépharades qui y sont admis&nbsp;»<sup id="cite_ref-52" class="reference"><a href="#cite_note-52"><span class="cite-bracket">[</span>52<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. L'auteur cite exclusivement les Beit Yaakov, sans donner de preuve, et parle de leur appartenance à l'Agudath Israel alors qu'elles sont indépendantes.
</p><p>Après un long combat juridique<sup id="cite_ref-53" class="reference"><a href="#cite_note-53"><span class="cite-bracket">[</span>53<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, les juifs orientaux ont obtenu en 2017 des mesures législatives visant à mettre fin à une «&nbsp;discrimination sur une base ethnique&nbsp;»<sup id="cite_ref-54" class="reference"><a href="#cite_note-54"><span class="cite-bracket">[</span>54<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> dans les yeshivot ashkénazes.
</p><p>Bien que les haredim ashkénazes n'interdisent pas formellement les mariages avec les haredim orientaux, cependant, ils les considèrent comme une forme d'humiliation. Ces unions sont jugées acceptables avec une femme ashkénaze handicapée ou d'une famille pauvre<sup id="cite_ref-55" class="reference"><a href="#cite_note-55"><span class="cite-bracket">[</span>55<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>
D'un point de vue institutionnel, les <i>haredim</i> <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarades</a> sont restés au sein du réseau scolaire <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a> jusqu’en <a href="1984" title="1984">1984</a>. Mais leur mise à l’écart des centres de pouvoir a provoqué la scission du <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a> en <a href="1984" title="1984">1984</a>. Les <i>haredim</i> séfarades ont aujourd’hui leurs propres chefs religieux (<a href="Ovadia_Yosef" title="Ovadia Yosef">Ovadia Yosef</a> puis son fils <a href="Yitzhak_Yosef" title="Yitzhak Yosef">Yitzhak Yosef</a>), leur parti, et défendent les intérêts de leur communauté. Mais il n’y a pas non plus de rupture franche, en particulier avec le courant <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i>. Ils sont en effet souvent issus de ses <i>yeshivot</i>. Les divergences entre haredim orientaux et occidentaux ont en effet été renforcées par celles entre <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> (lituaniens) et <i><a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a></i>&nbsp;: </p><blockquote>
<p>«&nbsp;S’il est vrai que le Rav Schach [chef des <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> occidentaux] sembla particulièrement soucieux de doter les <i>haredim</i> séfarades d’une réelle représentation politique corrigeant ainsi l’inégalité ethnique originelle, il convient de souligner que sa démarche fut également dictée par d’autres types de considérations, visant à la fois à asseoir le pouvoir des lituaniens au sein du camp <i>haredi</i> et à optimiser la structuration de celui-ci en vue de conquêtes électorales futures. L’opposition entre <i>hassidim</i> et lituaniens fut, par conséquent, à l’origine de Shas, réactivée par le Rav Schach mais aussi par le Rav <a href="Ovadia_Yossef" class="mw-redirect" title="Ovadia Yossef">Ovadia Yossef</a> qui, bien que <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarade</a>, était proche du courant lituanien<sup id="cite_ref-56" class="reference"><a href="#cite_note-56"><span class="cite-bracket">[</span>56<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.&nbsp;»
</p>
</blockquote>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_sur_les_contraintes_religieuses">Divisions sur les contraintes religieuses</h3></div>

<p>À partir de 1977, les partis religieux se sont retrouvés dans un rôle de pivot politique en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>, et en ont largement usé pour renforcer les lois de coercition religieuse (vente de porc, respect du <a href="Chabbat" class="mw-redirect" title="Chabbat">chabbat</a>…). Cette orientation s’explique pour deux raisons&nbsp;:
</p>
<ul><li>Certaines <i>mitzvot</i> ne peuvent pas facilement être respectées de façon individuelle. C’est le cas de l’interdiction de regarder des images de «&nbsp;stupre&nbsp;». Or, celles-ci s’étalent sur les publicités murales ou les couvertures de magazines. D’où la tentative d’interdire toute femme dénudée sur ces supports (en Israël), au moins dans les quartiers <i>haredim</i>.</li>
<li>Il existe une tradition selon laquelle <a href="Klal_Isra%C3%ABl" title="Klal Israël">tout Juif est comptable du comportement des autres</a>, ce qui fonde la <a href="Ch%C3%A2timent_collectif" title="Châtiment collectif">punition collective</a> de Dieu, détruisant l’Israël antique pour les manquements de certains. Le <a href="Tikkoun_olam" class="mw-redirect" title="Tikkoun olam">«&nbsp;bon comportement&nbsp;» des autres Juifs</a> (les non-Juifs ne sont pas concernés) intéresse donc aussi les <i>haredim</i>.</li></ul>
<p>Certains chefs religieux, comme le Rav <a href="Elazar_Shach" title="Elazar Shach">Elazar Shach</a>, ont cependant contesté partiellement les tentatives de coercition religieuse en Israël. Pour eux, elles amplifient le conflit avec les Juifs laïcs, elles n’empêchent pas ceux-ci de commettre leurs péchés dans le privé, et ne les sauvent donc pas de la punition divine. Enfin, demander à une <a href="Knesset" title="Knesset">Knesset</a> comprenant des laïcs, des marxistes, des <a href="Arabe" title="Arabe">Arabes</a>, de se prononcer sur la meilleure façon de suivre la loi religieuse juive n’est tout simplement pas sérieux.
</p><p>Ce débat n’a jamais été vraiment tranché, mais la tendance à demander un renforcement de la législation religieuse en Israël est dominante.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Divisions_politiques">Divisions politiques</h3></div>

<p>Le parti <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a>, créé en 1912, est le parti politique historique des <i>haredim</i>, en Israël et dans le monde.
</p><p>Il a connu une scission, le Poale Agoudat Israël, plus «&nbsp;nationaliste&nbsp;» et plus «&nbsp;moderniste&nbsp;», entre les années 1920 et la fin des années 1980. Cette division n’existe plus, mais de nouveaux partis sont apparus.
</p><p>Ainsi le parti <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, créé en 1984, exprime les vues des <i>haredim</i> <a href="S%C3%A9farade" class="mw-redirect" title="Séfarade">séfarades</a>, mais fait exceptionnel pour un parti <i>haredi</i>, il a aussi réussi à attirer de nombreux électeurs non <i>haredim</i>. Ensuite le parti <a href="Degel_HaTorah" title="Degel HaTorah">Degel HaTorah</a> a été créé en 1988 pour exprimer les vues des <i>haredim</i> <i><a href="Mitnagdim" title="Mitnagdim">Mitnagdim</a></i> <a href="Ashk%C3%A9naze" class="mw-redirect" title="Ashkénaze">ashkénazes</a>.
</p><p><a href="Degel_HaTorah" title="Degel HaTorah">Degel HaTorah</a> et l’<a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat</a> se sont parfois durement affrontés, en particulier lors des élections israéliennes de <a href="1988" title="1988">1988</a>. Mais ils présentent un front électoral commun à partir des années 1990 au sein d'une coalition appelée <a href="Yahadut_Hatorah" class="mw-redirect" title="Yahadut Hatorah">Judaïsme unifié de la Torah</a>.
</p><p>L’attitude des <i>haredim</i> vis-à-vis de la politique reste en général assez distante. Participer aux votes n’est pas pour eux une priorité&nbsp;: seule l’étude religieuse l’est. Les attitudes divergent selon les communautés&nbsp;: par exemple les <i>hassidim</i> de <a href="Dynastie_hassidique_de_Gour" title="Dynastie hassidique de Gour">Gour</a> sont très impliqués dans l’<a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a>, tandis que les <i>hassidim</i> de <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a> restent plus distants. En fait la participation dépend largement des instructions données par les rabbins de chaque groupe. Quant à la <i><a href="Edah_Haredit" title="Edah Haredit">Edah Haredit</a></i>, elle refuse évidemment toute participation électorale aux institutions de l’État «&nbsp;impie&nbsp;».
</p><p>En conclusion, les divisions entre partis sont réelles, mais les fondamentaux restent proches. La compétition pour l’attribution des fonds d’État aux organes éducatifs et religieux des différents groupes est un objectif primordial de ces partis, qui mène parfois à des affrontements politiques.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Les_haredim_et_la_violence">Les <i>haredim</i> et la violence</h2></div>
<p>Les <i>haredim</i> ne pratiquent pas la <a href="Non-violence" title="Non-violence">non-violence</a>, mais ils n'ont pas pour autant de rapport positif à l'armée. La plupart refusent ainsi le service militaire, même dans l’<a href="Tsahal" title="Tsahal">armée israélienne</a>. Le député Ben-Shlomo, du <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, dénonçant la mixité qui règne au sein de <a href="Tsahal" title="Tsahal">Tsahal</a>, a ainsi déclaré en <time class="nowrap" datetime="1984-12" data-sort-value="1984-12">décembre 1984</time> que «&nbsp;si 603 soldats israéliens sont morts durant la <a href="Intervention_militaire_isra%C3%A9lienne_au_Liban_de_1982" class="mw-redirect" title="Intervention militaire israélienne au Liban de 1982">guerre du Liban</a> [de 1982], c’est à cause de conduite sexuelle licencieuse des femmes soldats&nbsp;»<sup id="cite_ref-greils140_33-1" class="reference"><a href="#cite_note-greils140-33"><span class="cite-bracket">[</span>33<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Un bataillon expérimental israélien, <a href="Netsah_Yehouda" title="Netsah Yehouda">Netsah Yehouda</a>, a été créé en 1999 avec pour mission de tenter l'intégration de jeunes volontaires ultra-orthodoxes.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Violence_entre_haredim">Violence entre <i>haredim</i></h3></div>
<p>La violence n’est cependant pas étrangère à la société <i>haredi</i>. C’est une société qui se sent en effet agressée en permanence par un monde étranger et hostile. Cela mène à des tensions régulières avec d'autres <i>haredim</i> ou d'autres Juifs, plus rarement avec des non-Juifs dont les valeurs n’intéressent guère les <i>haredim</i>. Ces tensions se traduisent parfois par de la violence.
</p><p>La multiplicité des communautés <i><a href="Hassidim" class="mw-redirect" title="Hassidim">hassidim</a></i> et des <i>yeshivot</i> implique un monde <i>haredi</i> très divisé. Les affrontements, assez rares, y sont parfois brutaux, comme les bagarres entre <i>hassidim</i> de Belz <small>(<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Belz_(Hasidic_dynasty)" class="extiw external" title="en:Belz (Hasidic dynasty)">en</a>)</small> et de <a href="Satmar" class="mw-disambig" title="Satmar">Satmar</a>.
</p><p>On peut aussi rappeler l’agression en 1983 du député <a href="Agoudat_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Agoudat Israël">Agoudat Israël</a> Menachem Porush&nbsp;<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Menachem_Porush" class="extiw external" title="en:Menachem Porush"><span class="indicateur-langue" title="Article en anglais&nbsp;: «&nbsp;Menachem Porush&nbsp;»">(en)</span></a> par des <i>hassidim</i> de <a href="Dynastie_hassidique_de_Gour" title="Dynastie hassidique de Gour">Gour</a>, également Agoudat, qui l’accusaient d’avoir «&nbsp;insulté&nbsp;» leur <i>Admor</i>. Menachem Porush avait passé plusieurs jours à l’hôpital.
</p><p>La violence peut enfin cibler des kiosques à journaux qui vendent les journaux d’une autre tendance <i>haredi</i>, les biens d’une autre communauté, voire des individus considérés comme ayant une pratique religieuse trop laxiste<sup id="cite_ref-haaretz-berman_57-0" class="reference"><a href="#cite_note-haaretz-berman-57"><span class="cite-bracket">[</span>57<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Les religieux non <i>haredim</i> peuvent aussi être visés du fait de leurs pratiques trop «&nbsp;laxistes&nbsp;». Ainsi, en <time class="nowrap" datetime="2008-01" data-sort-value="2008-01">janvier 2008</time>, «&nbsp;une famille d'un des quartiers orthodoxe moderne a reçu des avertissements et des menaces en raison du téléviseur de leur salon, visible d'une artère principale qui bordait un projet de logement ultra-orthodoxe&nbsp;»<sup id="cite_ref-haaretz-berman_57-1" class="reference"><a href="#cite_note-haaretz-berman-57"><span class="cite-bracket">[</span>57<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Violence_contre_d’autres_juifs"><span id="Violence_contre_d.E2.80.99autres_juifs"></span>Violence contre d’autres juifs</h3></div>
<p>Les violences contre les juifs non <i>haredim</i> ne sont pas rares en Israël&nbsp;: pierres lancées contre les voitures roulant le <a href="Chabbat" class="mw-redirect" title="Chabbat">chabbat</a>, cocktails Molotov contre des cinémas ouvrant le chabbat, intimidation pour faire partir les laïcs vivant dans les quartiers à dominante <i>haredi</i>, sabotage de fouilles archéologiques (risquant de déranger la sépulture des morts), émeutes contre des autopsies (interdites par la loi juive). En 1986 eut lieu la «&nbsp;guerre des abribus&nbsp;», destruction systématique par les <i>haredim</i> des abribus se trouvant dans ou près de leurs quartiers et affichant des publicités comportant des images «&nbsp;indécentes&nbsp;». Dans les années 1980 est apparu un groupe clandestin <i>haredi</i> israélien appelé <i>Keshet</i> (Arc-en-ciel), spécialisé dans les attaques contre les biens (mais jamais contre les personnes elles-mêmes) appartenant à des individus ou des groupes considérés comme hostiles aux <i>haredim</i>. On leur doit ainsi de nombreux incendies contre des kiosques à journaux vendant une presse «&nbsp;impie&nbsp;» dans les quartiers <i>haredim</i>.
</p><p>Toujours dans le cadre de ces heurts avec des laïcs, les conduites «&nbsp;indécentes&nbsp;» ou «&nbsp;incorrectes&nbsp;» peuvent être des cibles. Ainsi, «&nbsp;en octobre [2007], cinq hommes ultra-orthodoxes ont agressé une femme et un soldat […] qui s'étaient assis l'un à côté de l'autre à un arrêt de bus de Beit Shemesh&nbsp;»<sup id="cite_ref-haaretz-berman_57-2" class="reference"><a href="#cite_note-haaretz-berman-57"><span class="cite-bracket">[</span>57<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, apparemment sans être mariés.
</p><p>En 2008, la police israélienne a engagé des poursuites contre la «&nbsp;garde de la modestie&nbsp;», une «&nbsp;bande qui s'est fait connaître pour ses extorsions, […] la violence et la surveillance à l'encontre des juifs les moins religieux qu'ils jugent sacrilèges&nbsp;»<sup id="cite_ref-haaretz-10-aout-2008_58-0" class="reference"><a href="#cite_note-haaretz-10-aout-2008-58"><span class="cite-bracket">[</span>58<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le groupe est ainsi suspecté d'avoir envoyé des «&nbsp;mercenaires&nbsp;» «&nbsp;pénétrer dans le domicile d'une femme de <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a> et l'avoir battue parce qu'ils la jugeaient immodeste&nbsp;», ce que le journal <i><a href="Haaretz" title="Haaretz">Haaretz</a></i> estime être «&nbsp;l'un des signes d'une augmentation de la violence ultra-orthodoxe&nbsp;»<sup id="cite_ref-haaretz-10-aout-2008_58-1" class="reference"><a href="#cite_note-haaretz-10-aout-2008-58"><span class="cite-bracket">[</span>58<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Plus rarement, des <i>haredim</i> antisionistes peuvent s'en prendre plus ou moins violemment aux symboles de l'État sioniste, ou à ceux qui les défendent. Ainsi, lors des cérémonies du soixantième anniversaire de la création d'<a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>, «&nbsp;un résident de <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a> de 60 ans a été agressé […] par un groupe important de <i>Haredim</i> dans le quartier de <i><a href="M%C3%A9a_Sh%C3%A9arim" title="Méa Shéarim">Méa Shéarim</a></i> pour avoir porté un drapeau israélien […] a indiqué la police&nbsp;». L'homme, poussé à terre pour lui arracher son drapeau, n'a cependant pas été blessé<sup id="cite_ref-59" class="reference"><a href="#cite_note-59"><span class="cite-bracket">[</span>59<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>La violence verbale n’est pas rare non plus. Les attaques contre les groupes «&nbsp;hétérodoxes&nbsp;» comme les <a href="Kara%C3%AFtes" class="mw-redirect" title="Karaïtes">Karaïtes</a> ou les <a href="Samaritains" title="Samaritains">Samaritains</a> peuvent aller très loin, parfois avec des accusations fantaisistes (demi-musulmans, ennemis des Juifs…). Les membres des <a href="Kibboutz" title="Kibboutz">kibboutzim</a> ont aussi été accusés (rav <a href="Elazar_Shach" title="Elazar Shach">Elazar Shach</a>) de ne plus être Juifs. Le député <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a> <a href="Shlomo_Dayan" title="Shlomo Dayan">Shlomo Dayan</a> a déclaré lors d'un débat à la Knesset le <time class="nowrap" datetime="1988-12-13" data-sort-value="1988-12-13">13 décembre 1988</time> «&nbsp;la presse israélienne et la presse <a href="Nazisme" title="Nazisme">nazie</a> se ressemblent sur plus d’un aspect. Quelles expressions utilisées par cette dernière apparaissent [dans la presse israélienne à propos des <i>haredim</i>]&nbsp;? “Chantage”. N’est ce pas de cela qu’on accusait les Juifs dans la presse allemande&nbsp;? “Sangsues”. Les nazis ne l’ont-ils pas dit des juifs&nbsp;? Maintenant, c'est la presse israélienne qui l'écrit&nbsp;»<sup id="cite_ref-60" class="reference"><a href="#cite_note-60"><span class="cite-bracket">[</span>60<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>L'opposition à l'homosexualité génère en Israël des violences croissantes, liées à la visibilité montante de la communauté homosexuelle. Ainsi, «&nbsp;les <i>haredim</i> s’attaquent à la <a href="Gay_Pride" class="mw-redirect" title="Gay Pride">Gay Pride</a> internationale. En guise de protestation à la programmation de la parade le <time class="nowrap" datetime="2006-08-10" data-sort-value="2006-08-10">10 août 2006</time> à <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a>, des centaines de lettres prônant «&nbsp;la mort des Sodomites&nbsp;» ont été distribuées dans des boîtes aux lettres de la ville mardi matin. Ces tracts promettent 20&nbsp;000 <a href="Shekel" title="Shekel">Shekels</a> «&nbsp;à quiconque cause la mort d’une personne de <a href="Sodome" class="mw-redirect" title="Sodome">Sodome</a> et <a href="Gomorrhe" title="Gomorrhe">Gomorrhe</a>&nbsp;». […] Tout en se dégageant de la moindre responsabilité dans cette affaire de tract, la communauté <i>haredi</i> a publié et distribué des tracts officiels [indiquant] «&nbsp;tous ceux qui en ont la possibilité ont l'obligation de faire tout ce qu’ils peuvent pour détruire les portes de l'enfer, quelle que soit la manière choisie&nbsp;»<sup id="cite_ref-61" class="reference"><a href="#cite_note-61"><span class="cite-bracket">[</span>61<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;». En <time class="nowrap" datetime="2006-11" data-sort-value="2006-11">novembre 2006</time>, les manifestations violentes <i>haredim</i> contre une parade homosexuelle à Jérusalem ont fait 860&nbsp;000&nbsp;dollars de dégâts<sup id="cite_ref-62" class="reference"><a href="#cite_note-62"><span class="cite-bracket">[</span>62<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En 2005, un homosexuel avait été poignardé par des <i>haredim</i>, en application d'un passage du <a href="L%C3%A9vitique" title="Lévitique">lévitique</a> qui punit de mort l'homosexualité<sup id="cite_ref-63" class="reference"><a href="#cite_note-63"><span class="cite-bracket">[</span>63<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Mais selon la loi juive, il n'y a qu'un tribunal religieux qui puisse appliquer cette peine&nbsp;; or de nos jours, il n'y en a plus pour des raisons techniques.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Violence_contre_les_haredim">Violence contre les <i>haredim</i></h3></div>
<p>Les <i>haredim</i> suscitent régulièrement des réactions hostiles, particulièrement en Israël, tant du fait de leur politique de contraintes religieuses que de leurs différences visibles. Ces réactions peuvent aller jusqu’à la violence verbale ou physique. Ainsi, le sculpteur israélien <a href="Yigal_Tumarkin" title="Yigal Tumarkin">Yigal Tumarkin</a> a écrit dans les années 1980 «&nbsp;en les voyant, on comprend la <a href="Shoah" title="Shoah">Shoah</a>, on comprend pourquoi les <a href="Juif" class="mw-redirect" title="Juif">Juifs</a> sont haïs. Le primitivisme s’installe […]. Ces éléments de l’obscurité ne cessent de ronger le peuple. Devant ces hommes en noir qui pullulent comme de la vermine, le rêve sioniste meurt&nbsp;»<sup id="cite_ref-64" class="reference"><a href="#cite_note-64"><span class="cite-bracket">[</span>64<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>En <time class="nowrap" datetime="1986-06" data-sort-value="1986-06">juin 1986</time>, la <a href="Synagogue" title="Synagogue">synagogue</a> de Kiryat Shalom, dans la banlieue de <a href="Tel-Aviv" class="mw-redirect" title="Tel-Aviv">Tel-Aviv</a> est incendiée lors de la «&nbsp;guerre des abribus&nbsp;». Trois jours plus tard, après de nouvelles destructions d’abribus par des <i>haredim</i>, une seconde synagogue est incendiée, et des rouleaux de la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a> déchirés.
</p><p>Ces cas extrêmes d’attaques de Juifs laïcs contre des <i>haredim</i> restent relativement isolés, mais sont révélateurs d’une tension que la presse israélienne a baptisée le <i><a href="Kulturkampf" title="Kulturkampf">Kulturkampf</a></i> (la guerre des cultures), du nom d’une campagne anti-catholique lancée par <a href="Otto_von_Bismarck" title="Otto von Bismarck">Bismarck</a> en <a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a> au <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle.
</p><p>Sans être un monde particulièrement violent, le monde <i>haredi</i> est un monde persuadé d’avoir le monopole de la Vérité. Cette attitude amène donc des conflits internes et externes assez réguliers, surtout en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a>. En diaspora, on note peu de violences avec les non-Juifs<sup id="cite_ref-65" class="reference"><a href="#cite_note-65"><span class="cite-bracket">[</span>65<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, et même avec des Juifs non <i>haredi</i>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="La_croissance_démographique_du_monde_haredi"><span id="La_croissance_d.C3.A9mographique_du_monde_haredi"></span>La croissance démographique du monde <i>haredi</i></h2></div>
<p>Aujourd’hui, en Israël et en <a href="Diaspora_juive" title="Diaspora juive">diaspora</a>, les <i>haredim</i> sont en croissance démographique assez rapide. Il y avait chez les Juifs israéliens 3&nbsp;% de <i>haredim</i> déclarés en 1990, 5&nbsp;% en 1999<sup id="cite_ref-66" class="reference"><a href="#cite_note-66"><span class="cite-bracket">[</span>66<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, 6&nbsp;% en 2002<sup id="cite_ref-sondage_1-2" class="reference"><a href="#cite_note-sondage-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> et 9&nbsp;% en 2012<sup id="cite_ref-67" class="reference"><a href="#cite_note-67"><span class="cite-bracket">[</span>67<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ils représentent 25&nbsp;% des enfants juifs d'Israël en 2006, d'après le bureau central des statistiques<sup id="cite_ref-68" class="reference"><a href="#cite_note-68"><span class="cite-bracket">[</span>68<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Selon un rapport du <a href="Bureau_central_des_statistiques_isra%C3%A9lien" title="Bureau central des statistiques israélien">Bureau central des statistiques israélien</a> publié en mai 2017, les Juifs ultra-orthodoxes représentaient 11&nbsp;% de la population totale d'Israël en 2015&nbsp;; en 2040, ce chiffre devrait atteindre 20&nbsp;%, puis 32&nbsp;% en 2065<sup id="cite_ref-69" class="reference"><a href="#cite_note-69"><span class="cite-bracket">[</span>69<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>D’un point de vue socio-économique, leur refus (relatif) de l’éducation moderne et leur volonté de privilégier l’étude talmudique sur un travail dans le secteur marchand (surtout s’il est immergé dans le monde des laïcs) les amènent à des niveaux de vie assez modestes. Cette situation est particulièrement forte en Israël, où les communautés sont fermes sur ces points<sup id="cite_ref-sondage_1-3" class="reference"><a href="#cite_note-sondage-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Mais malgré cette situation socio-économique, les <i>haredim</i> sont une population d’un grand dynamisme démographique. Les femmes se marient jeunes et ont 5 à 10 enfants (27&nbsp;% des <i>haredim</i> israéliens déclarent vivre dans un logement surpeuplé, contre 2&nbsp;% des juifs laïcs<sup id="cite_ref-sondage_1-4" class="reference"><a href="#cite_note-sondage-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>). De plus, certains orthodoxes glissent vers les pratiques ultra-orthodoxes, et certains Juifs traditionalistes, voire laïcs font <i>Techouva</i> (repentance) en devenant <i>haredim</i>.
</p><p>Cette croissance parfois explosive entraîne des tensions avec les voisins. En effet, l’objectif des <i>haredim</i> est d’avoir des quartiers homogènes et relativement clos. Quand les <i>haredim</i> s’implantent en nombre dans un nouveau quartier, et c’est un mouvement permanent, ils tendent à y imposer leurs règles. Ainsi, à Jérusalem, «&nbsp;depuis quelques mois [fin 2007], les membres d'une «&nbsp;patrouille de la pudeur&nbsp;» s'en prennent aussi aux femmes vêtues selon eux de façon «&nbsp;provocante&nbsp;», qui circulent dans les quartiers habités par les <i>haredim</i> (ultraorthodoxes) du nord de Jérusalem. La boutique de vêtements féminins Princesse, rue Méa Shéarim, reçoit régulièrement des visites de la patrouille. <span class="citation">«&nbsp;Ils nous demandent de retirer de la vente des robes qu'ils jugent trop courtes, explique le patron. Si on veut faire affaires dans le quartier, il faut se plier aux règles&nbsp;: nos vêtements ne doivent rien laisser entrevoir de la peau, mis à part les mains et le visage<sup id="cite_ref-figaro-2007_40-1" class="reference"><a href="#cite_note-figaro-2007-40"><span class="cite-bracket">[</span>40<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.&nbsp;»</span>
</p>

<p>Pour éviter de trop nombreux conflits, les autorités israéliennes ont essayé de créer de nouveaux quartiers ou de nouvelles villes pour les <i>haredim</i>, évitant ainsi une trop forte pression sur les quartiers «&nbsp;laïcs&nbsp;». À <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a>, de nombreux quartiers de colonisation de Jérusalem Est ont été créés à leurs bénéfices. Il a en été de même pour <a href="Bnei_Brak" title="Bnei Brak">Bnei Brak</a>, seconde ville <i>haredi</i> d’Israël, dans la banlieue de <a href="Tel-Aviv" class="mw-redirect" title="Tel-Aviv">Tel-Aviv</a>, ou pour l’importante <a href="Colonie_isra%C3%A9lienne" class="mw-redirect" title="Colonie israélienne">colonie israélienne</a> de <a href="Modiin_Illit" title="Modiin Illit">Modiin Illit</a>. Les <i>Haredim</i> représentent aujourd'hui 25&nbsp;% de la population des implantations dans les territoires.
</p><p>Cette croissance démographique et géographique rapide est parfois perçue (surtout à <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a>, où les <i>haredim</i> représentent presque le tiers de la population juive<sup id="cite_ref-70" class="reference"><a href="#cite_note-70"><span class="cite-bracket">[</span>70<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>) comme une invasion par le voisinage. Régulièrement, le spectre d’une Jérusalem non sioniste (dominée par les Arabes<sup id="cite_ref-71" class="reference"><a href="#cite_note-71"><span class="cite-bracket">[</span>71<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> et les <i>haredim</i>) ressurgit. De fait, en 2003, c’est un <i>haredi</i>, le <a href="Rabbin" title="Rabbin">rabbin</a> <a href="Uri_Lupolianski" title="Uri Lupolianski">Uri Lupolianski</a>, qui a été élu maire de Jérusalem. Père de 12 enfants, considéré comme un modéré, il a cependant tenté d’interdire la <a href="Gay_Pride" class="mw-redirect" title="Gay Pride">Gay Pride</a> de Jérusalem, mais a été débouté par la justice.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Perception_par_les_haredim_des_non_haredim">Perception par les <i>haredim</i> des non <i>haredim</i></h2></div>
<p>Compte tenu de la fragmentation du monde <i>haredi</i> en multiples communautés, une présentation unique est impossible. On peut cependant définir quelques grandes lignes.
</p>
<ul><li>Non-Juifs&nbsp;: la tradition juive orthodoxe indique que chaque peuple définit par lui-même son rapport à Dieu, mais que les Juifs ont un rôle spécial dans les projets de Dieu. Il n’est donc pas question de chercher à convertir les non-Juifs (même si des conversions sont possibles à leur demande expresse). En définitive, les <i>haredim</i> sont assez indifférents à ce que pensent ou font les non-Juifs. Compte tenu des persécutions passées, on note une certaine méfiance, et parfois une volonté de ne «&nbsp;pas provoquer les nations (<i>goyim</i>)&nbsp;».</li>
<li>Juifs laïques&nbsp;: «&nbsp;les <i>haredim</i> et les Juifs non religieux en Israël constituent aujourd’hui deux nations séparées. […] Cette situation ne pourra être changée que par la <i>Techouva</i> (repentance) de ceux qui se sont éloignés de la Torah. […] En présence de Juifs non religieux, nous sommes enclins à nous comporter comme s’ils n’étaient même pas là&nbsp;»<sup id="cite_ref-72" class="reference"><a href="#cite_note-72"><span class="cite-bracket">[</span>72<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. L’idée est que le monde des Juifs laïques est dangereux et coupable, et qu’il faut s’en séparer par des quartiers réservés. Cependant, les <i>hassidim</i> de <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a> pratiquent un prosélytisme intense chez les Juifs laïcs, alors que les autres communautés s’en tiennent plutôt à l’écart.</li>
<li><a href="Mouvement_Massorti" class="mw-redirect" title="Mouvement Massorti">Juifs conservateurs</a> (<i>massortim</i>) ou <a href="Juda%C3%AFsme_lib%C3%A9ral" class="mw-redirect" title="Judaïsme libéral">réformés</a>&nbsp;: ces courants, apparus au <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle et aujourd’hui surtout puissants aux <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, remettent partiellement en cause la <i><a href="Halakha" title="Halakha">Halakha</a></i> (loi religieuse juive orthodoxe). Les <i>haredim</i> les considèrent comme Juifs, quoique dangereusement éloignés de l’orthodoxie. Leurs rabbins ne sont pas reconnus, pas plus que leurs conversions. L’État d’<a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> acceptant les conversions de ces rabbins si elles ont été effectuées hors d'Israël (mais ne les reconnaît pas si elles ont eu lieu en Israël), on a donc des Israéliens reconnus comme Juifs par Israël, mais pas par les ultra-orthodoxes (ni même par les religieux orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;», d’ailleurs). Un des combats politiques récurrents des partis <i>haredim</i> israéliens et des <i>haredim</i> américains depuis les années 1980 est ainsi de faire modifier la <a href="Loi_du_retour" title="Loi du retour">loi du retour</a> israélienne, pour en exclure ces convertis - très peu nombreux dans la pratique. L’État s’est toujours refusé à une telle réforme, qui serait une déclaration de guerre contre le <a href="Juda%C3%AFsme" title="Judaïsme">judaïsme</a> américain dominé par ces courants progressistes.</li>
<li><a href="Falashas" class="mw-redirect" title="Falashas">Beta Israël</a> (Juifs d’Éthiopie, ou <i>Falasha</i>)&nbsp;: Les <i>haredim</i> relevant du <a href="Rav_Yossef" title="Rav Yossef">rav Yossef</a> (<a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>) les acceptent sans problème, l’ancien grand rabbin séfarade d’Israël les a reconnus comme Juifs en <a href="1973" title="1973">1973</a><sup id="cite_ref-Haaretz-Falashmura-path-Judaism_73-0" class="reference"><a href="#cite_note-Haaretz-Falashmura-path-Judaism-73"><span class="cite-bracket">[</span>73<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» les reconnaissent aussi comme pleinement Juifs, mais d’autres groupes <i>haredim</i> sont beaucoup plus réticents. Certains ne les acceptent comme pleinement Juifs qu’après une conversion accélérée par immersion dans un bain rituel (ce que les <a href="Beta_Isra%C3%ABl" class="mw-redirect" title="Beta Israël">Beta Israël</a> refusent en général).</li>
<li><a href="Samaritains" title="Samaritains">Samaritains</a> et <a href="Kara%C3%AFtes" class="mw-redirect" title="Karaïtes">Karaïtes</a>&nbsp;: Quoique reconnus comme Juifs par Israël<sup id="cite_ref-74" class="reference"><a href="#cite_note-74"><span class="cite-bracket">[</span>74<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, du point de vue <i>haredi</i> ce sont des groupes très hétérodoxes, totalement rejetés<sup id="cite_ref-75" class="reference"><a href="#cite_note-75"><span class="cite-bracket">[</span>75<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;; diverses accusations, parfois violentes, fleurissent contre eux&nbsp;: païens, crypto-musulmans, ennemis des Juifs…</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Perceptions_des_haredim_par_les_autres_Juifs">Perceptions des <i>haredim</i> par les autres Juifs</h2></div>
<ul><li>Orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;»&nbsp;: la légitimité des <i>haredim</i> est largement acceptée. On note, en particulier en Israël, une tendance à s’inspirer de leurs pratiques plus strictes. Leur refus du sionisme, de l’armée (<a href="Tsahal" title="Tsahal">Tsahal</a>), du travail productif, sont cependant considérés comme excessifs. Mais ils sont aussi considérés comme les gardiens de la tradition.</li>
<li>Traditionalistes (Juifs avec pratique religieuse partielle)&nbsp;: les <i>haredim</i> sont perçus d’une façon assez proche de la perception orthodoxe, avec en général plus de réserves. On note cependant que beaucoup de traditionalistes séfarades votent aujourd’hui <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, le parti séfarade <i>haredi</i>.</li>
<li>Laïcs&nbsp;: Les <i>haredim</i> sont plus mal perçus. D’un côté, ils représentent une tradition à laquelle beaucoup de Juifs, même non pratiquants, restent attachés. Mais d’un autre côté, leur croissance démographique fait peur. Leur volonté de renforcer la coercition religieuse (en Israël au moins) est rejetée. Leur refus de faire leur service militaire est considéré comme un danger pour Israël<sup id="cite_ref-76" class="reference"><a href="#cite_note-76"><span class="cite-bracket">[</span>76<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Leur assez large refus du travail, et leur demande de fonds étatiques (toujours en Israël) pour compenser ce refus, sont souvent très mal perçus. On lit parfois des mots comme «&nbsp;parasitisme&nbsp;»<sup id="cite_ref-77" class="reference"><a href="#cite_note-77"><span class="cite-bracket">[</span>77<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> ou «&nbsp;racket&nbsp;» dans la presse. Le parti <a href="Shinou%C3%AF" title="Shinouï">Shinouï</a> a ainsi basé son succès électoral de 2003 (15 sièges) sur une forte dénonciation des lois religieuses contraignantes et des aides financières aux <i>haredim</i>.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Notes_et_références"><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Notes et références</h2></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap mw-references-columns"><ol class="references">
<li id="cite_note-sondage-1"><span class="reference-text">Selon un sondage réalisé en <time class="nowrap" datetime="2003-12" data-sort-value="2003-12">décembre 2003</time> et <time class="nowrap" datetime="2004-01" data-sort-value="2004-01">janvier 2004</time>, auprès de 7&nbsp;616 Israéliens de plus de 20 ans, 8&nbsp;% de la population juive israélienne serait <i>haredi</i>, 9&nbsp;% orthodoxe «&nbsp;moderne&nbsp;», 39&nbsp;% traditionaliste et 44&nbsp;% laïc. Ces chiffres seraient de 13&nbsp;% de <i>haredim</i> et de 52&nbsp;% de laïcs chez les juifs israéliens nés en <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a> et non à l’étranger. Les religieux <a href="Juda%C3%AFsme_lib%C3%A9ral" class="mw-redirect" title="Judaïsme libéral">libéraux</a> et <i><a href="Massortim" class="mw-redirect" title="Massortim">massortim</a></i> ne sont guère nombreux en Israël et ne sont pas pris en compte dans cette étude.<br>Selon une tendance marquée depuis des décennies, le nombre des orthodoxes «&nbsp;modernes&nbsp;» et des traditionalistes diminue, tandis que celui des <i>haredim</i> et des laïcs augmente. L'article du <i><a href="The_Jerusalem_Post" title="The Jerusalem Post">Jerusalem Post</a></i> présentant l'étude de 2004 cite une étude de 2002&nbsp;: 6&nbsp;% de <i>haredim</i> et 42&nbsp;% de laïcs cette année-là. Cette polarisation croissante fait craindre à beaucoup d’observateurs une division de plus en plus forte avec le temps de la société juive israélienne.<br>Le niveau de vie des <i>haredim</i> est plus faible&nbsp;: 29&nbsp;% des <i>haredim</i> déclarent que leur famille à une voiture, contre 73&nbsp;% des laïcs. 27&nbsp;% des <i>haredim</i> déclarent vivre dans des logements surpeuplés, contre 2&nbsp;% des laïcs.<br>Sondage rapporté par le <i>Jerusalem Post</i> du 10 avril 2006.</span>
</li>
<li id="cite_note-bensimon-p96-2"><span class="reference-text"><i>Religion et État en Israël</i>, Doris Bensimon, 1992, p. 96</span>
</li>
<li id="cite_note-bensimon-p103-3"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-bensimon-p103_3-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Religion et État en Israël</i>, Doris Bensimon, 1992, p. 103</span>
</li>
<li id="cite_note-Klugman-4"><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Meir_Klugman1996"><span class="ouvrage" id="Eliyahu_Meir_Klugman1996">Eliyahu Meir Klugman, <cite class="italique">Rabbi Samson Raphael Hirsch&nbsp;: Architect of Judaism for the Modern World</cite>, Brooklyn, NY, Artscroll Mesorah, <time>1996</time>, 428&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">0-89906-632-1</span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=Rabbi+Samson+Raphael+Hirsch+%3A+Architect+of+Judaism+for+the+Modern+World&amp;rft.place=Brooklyn%2C+NY&amp;rft.pub=Artscroll+Mesorah&amp;rft.au=Eliyahu+Meir+Klugman&amp;rft.date=1996&amp;rft.tpages=428&amp;rft.isbn=0-89906-632-1&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AHaredim"></span></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-Familles-et-dissidences-5"><span class="reference-text">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.erudit.org/fr/revues/theologi/2016-v24-n2-theologi03889/1050502ar/">Familles et dissidences dans l’ultra-orthodoxie israélienne</a>&nbsp;», Florence Heymann, article du 12 juillet 2018, revue <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.erudit.org/fr/revues/theologi/">Théologiques</a></span>
</li>
<li id="cite_note-6"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-6">↑</a> </span><span class="reference-text">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.cairn.info/revue-cites-2002-4-page-15.htm">Démocratie et religion en Israël</a>&nbsp;», Michel Abitbol, revue <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.cairn.info/revue-cites-2002-4.htm">Cités</a> 2002/4 (n° 12), pages 15 à 32</span>
</li>
<li id="cite_note-Greilsammer-p39-7"><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;39.</span>
</li>
<li id="cite_note-8"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-8">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;187.</span>
</li>
<li id="cite_note-9"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-9">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Religion et État en Israël</i>, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;68.</span>
</li>
<li id="cite_note-10"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-10">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;189.</span>
</li>
<li id="cite_note-bensimon-p97-11"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-bensimon-p97_11-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Religion et État en Israël</i>, Doris Bensimon, 1992, p. 97.</span>
</li>
<li id="cite_note-12"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-12">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;196</span>
</li>
<li id="cite_note-13"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-13">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;210)</span>
</li>
<li id="cite_note-14"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-14">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Religion et État en Israël</i>, Doris Bensimon, <a href="%C3%89ditions_L'Harmattan" title="Éditions L'Harmattan">Éditions L'Harmattan</a>, 1992, P.181.</span>
</li>
<li id="cite_note-chap1-15"><span class="reference-text">[«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external free" href="https://books.openedition.org/ephe/2180?lang=fr">https://books.openedition.org/ephe/2180?lang=fr</a> Chapitre 1. Le problème religieux dans l’histoire du sionisme jusqu’à la création de l’état d’Israël&nbsp;», Ilan Greilsammer]</span>
</li>
<li id="cite_note-Familles-et-dissidences2-16"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-Familles-et-dissidences2_16-0">↑</a> </span><span class="reference-text">«&nbsp;Un des traits caractéristiques est notamment l’attitude ultra-conservatrice vis-à-vis de tous les préceptes gérant la pudeur et la modestie, soit le concept hébraïque de <i><a href="Tsniout" title="Tsniout">tsniout</a></i>. Les règles particulièrement strictes concernant le rapport des hommes avec les femmes étrangères peuvent quelquefois conduire le <i>hassid</i> à porter à l’extérieur des lunettes troublant la vision. La solution à ces limitations semble se trouver dans l’exclusion et l’effacement des femmes de l’espace public, prioritairement dans les quartiers ou les localités ultra-orthodoxes&nbsp;», cité dans «&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.erudit.org/fr/revues/theologi/2016-v24-n2-theologi03889/1050502ar/">Familles et dissidences dans l’ultra-orthodoxie israélienne</a>&nbsp;», Florence Heymann, article du 12 juillet 2018, revue <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.erudit.org/fr/revues/theologi/">Théologiques</a></span>
</li>
<li id="cite_note-17"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-17">↑</a> </span><span class="reference-text">Site officiel de <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.kjvoice.com">Kiryas Joel</a> <abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr>.</span>
</li>
<li id="cite_note-18"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-18">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.yeshivabrunoy.com/index.asp?siteLang=6">Site de la yechivah de Brunoy</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-19"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-19">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="2016">«&nbsp;<cite style="font-style:normal">Qui sont les juifs orthodoxes de Paris?</cite>&nbsp;», <i>L'Express.fr</i>,‎ <time class="nowrap" datetime="2016-12-30" data-sort-value="2016-12-30">30 décembre 2016</time> <small style="line-height:1em;">(<a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/qui-sont-les-juifs-orthodoxes-de-paris_1074966.html">lire en ligne</a>, consulté le <time class="nowrap" datetime="2016-12-30" data-sort-value="2016-12-30">30 décembre 2016</time>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;rft.genre=article&amp;rft.atitle=Qui+sont+les+juifs+orthodoxes+de+Paris%3F&amp;rft.jtitle=L%27Express.fr&amp;rft.date=2016-12-30&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AHaredim"></span></span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-20"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-20">↑</a> </span><span class="reference-text">Voir la formation d'une pensée sioniste religieuse dans la seconde moitié du <abbr class="abbr" title="19ᵉ siècle"><span class="romain">XIX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle, sous l'influence de religieux comme le rav <a href="Tzvi_Hirsh_Kalisher" title="Tzvi Hirsh Kalisher">Tzvi Hirsh Kalisher</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-21"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-21">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;33.</span>
</li>
<li id="cite_note-22"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-22">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;32.</span>
</li>
<li id="cite_note-Greilsammer-p46-23"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-Greilsammer-p46_23-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;46.</span>
</li>
<li id="cite_note-Greilsammer-p55-24"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-Greilsammer-p55_24-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;55.</span>
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<li id="cite_note-Greilsammer-p56-25"><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;56.</span>
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<li id="cite_note-J-post-28-mai-2010-26"><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx?id=176699"><i>Consternation surrounds Shas joining Zionist group</i></a>, article de HAVIV RETTIG GUR, Jerusalem Post du 28 mai 2010.</span>
</li>
<li id="cite_note-27"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-27">↑</a> </span><span class="reference-text">Les <i>haredim</i> considèrent qu’il est interdit d’écrire tel quel le nom de Dieu, et le déforment donc en <i>Di-u</i>.</span>
</li>
<li id="cite_note-28"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-28">↑</a> </span><span class="reference-text">Selon <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.nkusa.org/Foreign_Language/French/pamphlet3French.cfm">le programme en français</a> sur le <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.nkusa.org/">site</a> des <a href="Neturei_Karta" title="Neturei Karta">Neturei Karta</a>.</span>
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<li id="cite_note-29"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-29">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Yated Neeman</i>, journal <i>haredi</i> israélien, 13 septembre 2006.</span>
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<li id="cite_note-30"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-30">↑</a> </span><span class="reference-text">Rabbin I. Peretz, dirigeant du parti <a href="Shass" class="mw-redirect" title="Shass">Shass</a>, au cours de la campagne électorale de 1988 — cité par <a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>.</span>
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<li id="cite_note-31"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-31">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="La_Croix" title="La Croix">La Croix</a>, 5 septembre 2006.</span>
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<li id="cite_note-32"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-32">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;132.</span>
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<li id="cite_note-greils140-33"><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;140.</span>
</li>
<li id="cite_note-34"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-34">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Bitoul Torah</i> est le temps consacré à quelque chose de futile, qui aurait dû être consacré à l’étude de la <a href="Torah" title="Torah">Torah</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-sans-emploi-35"><span class="reference-text">«&nbsp;<i><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/922577.html">70% of ultra-Orthodox men, 50% of women do not participate in workforce</a></i>&nbsp;», Haim Bior, <a href="Haaretz" title="Haaretz">Haaretz</a>, 11 novembre 2007.</span>
</li>
<li id="cite_note-36"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-36">↑</a> </span><span class="reference-text">«&nbsp;Les étudiants à long terme dans les <i><a href="Yechiva" title="Yechiva">yechivas</a></i> qui sont doués et ont des moyens économiques sont chanceux, mais les étudiants qui, après une année, voient que leurs études ne vont pas bien, en raison de leurs qualifications ou de leur situation économique, doivent apprendre une profession pour gagner leur vie. Je ne parle pas de devenir riche mais de gagner sa vie, de sorte qu’on ne tombe pas dans l’endettement… On peut se préparer à ceci dans la <i>yeshiva</i> et consacrer quelques heures par semaine en soirée à l’étude d’une profession (<i>Long-term students in yeshivas who are talented and have the economic means are fortunate, but students who after a year see their studies are not going well, whether because of their skills or their economic situation, must learn a profession that earns a living. I’m not talking about getting rich but earning a living, so that one does not fall into debt… One can prepare for this in the yeshiva and devote a few hours a week in the evening to studying a profession</i>)&nbsp;» Yair Ettinger, <i>Tough times push men out of yeshiva and into work</i>, <a href="Haaretz" title="Haaretz">Haaretz</a>, 23 décembre 2005.</span>
</li>
<li id="cite_note-37"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-37">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Dieu est un baril de poudre</i>, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;91.</span>
</li>
<li id="cite_note-38"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-38">↑</a> </span><span class="reference-text"><i><a href="Choulkhan_Aroukh" class="mw-redirect" title="Choulkhan Aroukh">Choulkhan Aroukh</a></i>, traité <i>Even Ezer</i> sur les lois conjugales, chapitre 20, alinéa 1&nbsp;: «&nbsp;Si un homme s'approche d'une femme dont la relation sexuelle lui est interdite, que ce soit par les membres, par une accolade ou par un baiser, et qu'il en ressente un certain plaisir (quel qu'il soit), alors il sera condamné à la flagellation…&nbsp;».</span>
</li>
<li id="cite_note-39"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-39">↑</a> </span><span class="reference-text"><i><a href="Choulkhan_Aroukh" class="mw-redirect" title="Choulkhan Aroukh">Choulkhan Aroukh</a></i>, traité <i>Even Ezer</i> sur les lois conjugales, chapitre 22, alinéa 1: «&nbsp;Il est interdit de s'isoler avec une femme dont la relation sexuelle est prohibée, qu'elle soit âgée ou jeune fille, car le fait de s'isoler provoque des débordements. Sauf pour les proches parents&nbsp;». Alinéa 2&nbsp;: «&nbsp;Si un homme s'isole avec une femme dont l'isolement lui est interdit, qu'elle soit juive ou non juive, le tribunal les condamnera tous les deux à la flagellation&nbsp;».</span>
</li>
<li id="cite_note-figaro-2007-40"><span class="reference-text">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.lefigaro.fr/international/2007/08/20/01003-20070820ARTFIG90203-la_revolte_des_juives_orthodoxes_en_israel.php">La révolte des juives orthodoxes en Israël</a>&nbsp;», Patrick Saint-Paul, 14/10/2007, <i>lefigaro.fr</i>.</span>
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<li id="cite_note-41"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-41">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;133.</span>
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<li id="cite_note-42"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-42">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.crownheights.info/index.php?itemid=15472"><i>«&nbsp;Kiryas Joel is the Poorest Place in the Country&nbsp;», CrownHeights.Info</i>, 31/01/2009</a>.</span>
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<li id="cite_note-43"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-43">↑</a> </span><span class="reference-text">Tomy Lapid était à l'apoque le dirigeant du <a href="Shinou%C3%AF" title="Shinouï">Shinouï</a>, un parti vivement opposé aux <i>haredim</i>.</span>
</li>
<li id="cite_note-44"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-44">↑</a> </span><span class="reference-text">Editorial du <i>Yated Neeman</i>, journal <i>haredi</i> fondé par le rav Shach, du 16 Téveth 2006.</span>
</li>
<li id="cite_note-45"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-45">↑</a> </span><span class="reference-text"><abbr class="abbr indicateur-format format-pdf" title="Document au format Portable Document Format (PDF)">[PDF]</abbr><a rel="nofollow" class="external text" href="http://tel.ccsd.cnrs.fr/docs/00/02/89/06/PDF/th%E8se%20Myriam%20Charbit.pdf#search=%22Edah%20haredi%22">«&nbsp;La revanche d'une identité ethno-religieuse en Israël&nbsp;: la percée du parti Shas entre construction identitaire Sefarade-Haredi et dynamiques clientélistes&nbsp;»</a>, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;233. Thèse de doctorat de l’Institut d’études politiques de Bordeaux IV.</span>
</li>
<li id="cite_note-46"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-46">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>A Historian's Polemic Against 'The Madness of False Messianism par Allan Nadler</i>. Voir aussi <i>Toward the Millennium: Messianic Expectations from the Bible to Waco</i> par Peter Schäfer, Mark R. Cohen. 1998. p. 404, note 56</span>
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<li id="cite_note-47"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-47">↑</a> </span><span class="reference-text">Yossi Klein Halevi, <i>Summer of the Messiah</i>, The Jerusalem Report, February 14, 2001</span>
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<li id="cite_note-48"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-48">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#Greilsammer1991">Greilsammer 1991</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;134.</span>
</li>
<li id="cite_note-LVS2-49"><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="avec_Dr_Florence_Heymann_par_Dr_Sonia_Sarah_Lipsyc2015"><span class="ouvrage" id="Entretien_avec_Dr_Florence_Heymann_par_Dr_Sonia_Sarah_Lipsyc2015">Entretien avec Dr Florence Heymann par Dr Sonia Sarah Lipsyc, «&nbsp;<cite style="font-style:normal">Être séfarade et quitter le monde ultra-orthodoxe</cite>&nbsp;», <i>Magazine LVS</i>,‎ <time class="nowrap" datetime="2015-12" data-sort-value="2015-12">décembre 2015</time>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">45-47</span> <small style="line-height:1em;">(<a rel="nofollow" class="external text" href="http://csuq.org/wp-content/uploads/2015/12/LVS_DEC_2015_Dossier_Special.pdf">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;rft.genre=article&amp;rft.atitle=%C3%8Atre+s%C3%A9farade+et+quitter+le+monde+ultra-orthodoxe&amp;rft.jtitle=Magazine+LVS&amp;rft.au=Entretien+avec+Dr+Florence+Heymann+par+Dr+Sonia+Sarah+Lipsyc&amp;rft.date=2015-12&amp;rft.pages=45-47&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AHaredim"></span></span></span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-50"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-50">↑</a> </span><span class="reference-text">Entretien avec Yaacov Loupo, chercheur à la Fondation de Jérusalem, "Comment les Séfarades sont devenus Ashkénazes et le restent au sein du courant ultra-orthodoxe en Israël", dans le magazine <i>LVS</i>, Dossier spécial "Être Séfarade en Israël", p.44, consultable en ligne, <a rel="nofollow" class="external free" href="http://csuq.org/wp-content/uploads/2015/12/LVS_DEC_2015_Dossier_Special.pdf">http://csuq.org/wp-content/uploads/2015/12/LVS_DEC_2015_Dossier_Special.pdf</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-51"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-51">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20100617-manifestation-israel-plus-cent-mille-juifs-religieux-contre-cour-supreme">Manifestation de plus de cent mille haredim</a>, RFI, 17-06-2010.</span>
</li>
<li id="cite_note-52"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-52">↑</a> </span><span class="reference-text">Yusuf Sarfati, professeur à la Illinois State University, <i>Mobilizing religion in Middel-East Politics</i>, 2014, p.37, "Many of the Agudah schools have been implementing quotas that limit the admission of Sephardi children", consultable en ligne, <a rel="nofollow" class="external free" href="https://books.google.fr/books?id=KVFtAAAAQBAJ&amp;pg=PA37&amp;lpg=PA37&amp;dq=sephardi+haredim+schools+quotas&amp;source=bl&amp;ots=2mP4s6c-oQ&amp;sig=CcRB1H-jW-pGd74O6Fp1969spHs&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjNq86arqLWAhVCDMAKHbLQA3MQ6AEISDAE#v=onepage&amp;q=sephardi%20haredim%20schools%20quotas&amp;f=false">https://books.google.fr/books?id=KVFtAAAAQBAJ&amp;pg=PA37&amp;lpg=PA37&amp;dq=sephardi+haredim+schools+quotas&amp;source=bl&amp;ots=2mP4s6c-oQ&amp;sig=CcRB1H-jW-pGd74O6Fp1969spHs&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjNq86arqLWAhVCDMAKHbLQA3MQ6AEISDAE#v=onepage&amp;q=sephardi%20haredim%20schools%20quotas&amp;f=false</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-53"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-53">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external free" href="http://www.jpost.com/National-News/Sephardi-haredim-complain-to-court-about-ghettos-310348">http://www.jpost.com/National-News/Sephardi-haredim-complain-to-court-about-ghettos-310348</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-54"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-54">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external free" href="https://www.timesofisrael.com/ministers-move-to-end-anti-sephardi-discrimination-in-ultra-orthodox-schools/">https://www.timesofisrael.com/ministers-move-to-end-anti-sephardi-discrimination-in-ultra-orthodox-schools/</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-55"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-55">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="Israel_Shahak" class="mw-redirect" title="Israel Shahak">Israel Shahak</a> et Norton Mezvinsky&nbsp;<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Norton_Mezvinsky" class="extiw external" title="en:Norton Mezvinsky"><span class="indicateur-langue" title="Article en anglais&nbsp;: «&nbsp;Norton Mezvinsky&nbsp;»">(en)</span></a>, <i>Jewish Fondamentalism in Israel</i>, 1999, "Ashkenazi Haredi Jews have never formally prohibited marriages with pious Jews from other communities. Such marriages, nevertheless, often have been--and still are--considered disgraces. Because of this, the heads of Ashkenazi Haredi yeshivot adopted the custom, still followed, of matching Oriental students, however distinguished in their studies, with either physically handicapped Ashkenazi brides or ones from poor families", chap. 3, "The Two Haredi Groups", consultable en ligne <a rel="nofollow" class="external free" href="http://eagle.orgfree.com/alabasters_archive/haredi_groups.html">http://eagle.orgfree.com/alabasters_archive/haredi_groups.html</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-56"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-56">↑</a> </span><span class="reference-text"><abbr class="abbr indicateur-format format-pdf" title="Document au format Portable Document Format (PDF)">[PDF]</abbr><a rel="nofollow" class="external text" href="http://tel.ccsd.cnrs.fr/docs/00/02/89/06/PDF/th%E8se%20Myriam%20Charbit.pdf#search=%22Edah%20haredi%22">«&nbsp;La revanche d'une identité ethno-religieuse en Israël&nbsp;: la percée du parti Shas entre construction identitaire Sefarade-Haredi et dynamiques clientélistes&nbsp;»</a>, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;232. Thèse de doctorat de l’Institut d’études politiques de Bordeaux IV.</span>
</li>
<li id="cite_note-haaretz-berman-57"><span class="reference-text">«&nbsp;<i>U.S. immigrant beaten up in 'pogrom' by ultra-Orthodox gang</i>&nbsp;», par Daphna Berman, <i><a href="Haaretz" title="Haaretz">Haaretz</a></i>, 21/01/2008.</span>
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<li id="cite_note-haaretz-10-aout-2008-58"><span class="reference-text"><i><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1009580.html">Ultra-Orthodox 'Modesty Guard' suspected of beating Jerusalem woman</a></i>, <i>Haaretz</i>, dimanche 10 août 2008.</span>
</li>
<li id="cite_note-59"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-59">↑</a> </span><span class="reference-text"><i><a rel="nofollow" class="external text" href="http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627042527&amp;pagename=JPost/JPArticle/ShowFull">Haredim attack man carrying Israeli flag</a></i>, 9 mai 2008, ETGAR LEFKOVITS, <i>Jerusalem Post</i>.</span>
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<li id="cite_note-60"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-60">↑</a> </span><span class="reference-text">Cité par <i>Dieu est un baril de poudre</i>, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;122.</span>
</li>
<li id="cite_note-61"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-61">↑</a> </span><span class="reference-text">Tract <i>haredi</i> anti homosexuels, cité par le journal <i><a href="Yediot_Aharonot" title="Yediot Aharonot">Yediot Aharonot</a></i> du 11 juillet 2006.</span>
</li>
<li id="cite_note-62"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-62">↑</a> </span><span class="reference-text">«&nbsp;<i>Police readying for Gay Pride parade as protests continue</i>&nbsp;», par Jonathan Lis, <i>Haaretz</i> du 8 novembre 2006.</span>
</li>
<li id="cite_note-63"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-63">↑</a> </span><span class="reference-text">«&nbsp;Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable&nbsp;; ils seront punis de mort&nbsp;: leur sang retombera sur eux&nbsp;», <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/L%C3%A9vitique_20" class="extiw external" title="s:Lévitique 20">Lévitique 20</a>, verset 13.</span>
</li>
<li id="cite_note-64"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-64">↑</a> </span><span class="reference-text">Cité lors des débats parlementaires de la Knesset, 13 décembre 1988, rapporté par Shalom Cohen dans <i>Dieu est un baril de poudre</i>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">117-1188</span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-65"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-65">↑</a> </span><span class="reference-text">Il y a des exceptions&nbsp;: le <a href="Jerusalem_Post" class="mw-redirect" title="Jerusalem Post">Jerusalem Post</a>, dans son édition du vendredi 7 avril 2006, rapporte que plusieurs centaines de <i>haredim</i> de <a href="Brooklyn" title="Brooklyn">Brooklyn</a> se sont rassemblés autour d’un poste de police, et on brulé une voiture de police (l’article parle aussi «&nbsp;d’émeutes&nbsp;») pour protester contre l’arrestation de l’un des leurs, une personne âgée, qui téléphonait en conduisant.</span>
</li>
<li id="cite_note-66"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-66">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.panim.org.il/shinhar/EnglishGuttmanHighlights.pdf#page=6">Chapitre <i>Religious self-definition</i>, dans <i>A portait of Israel Jewry</i></a>, une étude du centre Guttman du <i>Israel Democracy Institute</i>, réalisée pour <i>The Avi Chai Foundation</i> en 2000. Page 6.</span>
</li>
<li id="cite_note-67"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-67">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.jiis.org.il/.upload/yearbook/2015/shnaton_C1715.pdf">Jewish Population in Israel, Jerusalem, Tel Aviv - Yafo and Haifa, Aged 20 and Over, by Religious Identification, 2006-2008 - 2011-2013</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-68"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-68">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Gross"><span class="ouvrage" id="Judah_Ari_Gross"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais américain">(en-US)</abbr> Judah Ari <span class="nom_auteur">Gross</span>, «&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.timesofisrael.com/haredim-are-fastest-growing-population-will-be-16-of-israelis-by-decades-end/"><cite style="font-style:normal;" lang="en-us">Haredim are fastest-growing population, will be 16% of Israelis by decade’s end</cite></a>&nbsp;», sur <span class="italique">www.timesofisrael.com</span> <small style="line-height:1em;">(consulté le <time class="nowrap" datetime="2023-10-10" data-sort-value="2023-10-10">10 octobre 2023</time>)</small></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-69"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-69">↑</a> </span><span class="reference-text">Sue Surkers, <a rel="nofollow" class="external text" href="https://fr.timesofisrael.com/avec-une-population-qui-va-doubler-dici-30-ans-comment-israel-va-se-loger/">«&nbsp;Avec une population qui va doubler d'ici 30 ans, comment Israël va se loger&nbsp;?&nbsp;»</a>, <i>timesofisrael.com</i>, 5 juillet 2019.</span>
</li>
<li id="cite_note-70"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-70">↑</a> </span><span class="reference-text">Les <i>haredim</i> étaient 30&nbsp;% de la population juive de <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a> en 1998 selon une étude du professeur <a href="Sergio_DellaPergola" title="Sergio DellaPergola">Sergio DellaPergola</a>, de l'<a href="Universit%C3%A9_h%C3%A9bra%C3%AFque_de_J%C3%A9rusalem" title="Université hébraïque de Jérusalem">Université hébraïque de Jérusalem</a>, citée par Elli Wohlgelernter, «&nbsp;<i>Haredi population in Jerusalem not likely to take over</i>&nbsp;», <i><a href="Jerusalem_Post" class="mw-redirect" title="Jerusalem Post">Jerusalem Post</a></i> du 23 janvier 1998. <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.jewishsf.com/content/2-0-/module/displaystory/story_id/7856/edition_id/149/format/html/displaystory.html">Article</a> reproduit sur le site du <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.jewishsf.com/"><i>Jewih News Weekly of northern California</i></a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-71"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-71">↑</a> </span><span class="reference-text">En 2005, les Arabes représentent 34&nbsp;% de la population de <a href="J%C3%A9rusalem" title="Jérusalem">Jérusalem</a>, et les juifs 66&nbsp;% selon une étude du <i>Jerusalem Institute for Israel Studies</i> citée par le journal <a href="Haaretz" title="Haaretz">Haaretz</a> du 15 septembre 2006.</span>
</li>
<li id="cite_note-72"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-72">↑</a> </span><span class="reference-text">Citations du journal <i>haredi</i> <i>Yated Neeman</i> du 2 février 1990, rapportée par Ilan Greilsammer.</span>
</li>
<li id="cite_note-Haaretz-Falashmura-path-Judaism-73"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-Haaretz-Falashmura-path-Judaism_73-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Ettinger2013"><span class="ouvrage" id="Yair_Ettinger2013"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> Yair Ettinger, «&nbsp;<cite style="font-style:normal" lang="en">The Falashmura path to Judaism: Rigorous according to some, ridiculed by others</cite>&nbsp;», <i><span class="lang-en" lang="en"><a href="Haaretz" title="Haaretz">Haaretz</a></span></i>,‎ <time class="nowrap" datetime="2013-08-16" data-sort-value="2013-08-16">16 août 2013</time> <small style="line-height:1em;">(<a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.haaretz.com/jewish-world/ethiopian-exodus-the-last-chapter/.premium-1.541903">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;rft.genre=article&amp;rft.atitle=The+Falashmura+path+to+Judaism%3A+Rigorous+according+to+some%2C+ridiculed+by+others&amp;rft.jtitle=Haaretz&amp;rft.aulast=Ettinger&amp;rft.aufirst=Yair&amp;rft.date=2013-08-16&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AHaredim"></span></span></span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-74"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-74">↑</a> </span><span class="reference-text">Les <a href="Samaritains" title="Samaritains">Samaritains</a> portent sur leur carte d'identité les mentions «&nbsp;Juif&nbsp;» ou «&nbsp;Juif samaritain&nbsp;». Voir Stephen Kaufman, <i><a rel="nofollow" class="external text" href="http://shomron0.tripod.com/articles/samaritanpoliticalident1.pdf">Samaritan Political Identity</a></i>, thèse de l'<a href="Universit%C3%A9_de_Tel_Aviv" title="Université de Tel Aviv">université de Tel Aviv</a>, 1998.</span>
</li>
<li id="cite_note-75"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-75">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.yumpu.com/en/document/read/34684374/samaritan-political-identity-part-ii-tripod"><i>Samaritan Political Identity</i></a>, Stephen Kaufman, thèse de l'université de Tel Aviv, 1998.</span>
</li>
<li id="cite_note-76"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-76">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Sellam2025"><span class="ouvrage" id="Elizabeth_Sheppard_Sellam2025">Elizabeth Sheppard <span class="nom_auteur">Sellam</span>, «&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="https://theconversation.com/juifs-ultra-orthodoxes-en-israel-lexemption-de-service-militaire-face-a-lepreuve-de-la-guerre-264833"><cite style="font-style:normal;">Juifs ultra-orthodoxes en Israël&nbsp;: l’exemption de service militaire face à l’épreuve de la guerre</cite></a>&nbsp;», sur <span class="italique">The Conversation</span>, <time class="nowrap" datetime="2025-09-15" data-sort-value="2025-09-15">15 septembre 2025</time> <small style="line-height:1em;">(consulté le <time class="nowrap" datetime="2025-09-16" data-sort-value="2025-09-16">16 septembre 2025</time>)</small></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-77"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-77">↑</a> </span><span class="reference-text">Le <a href="Jerusalem_Post" class="mw-redirect" title="Jerusalem Post">Jerusalem Post</a> du 31 juillet 2007 parle ainsi de «&nbsp;citoyens destinés à une vie de pauvreté et de dépendance totale à l'égard des aides sociales [… et de] fardeaux parasitiques&nbsp;», ISI LEIBLER, <i><a rel="nofollow" class="external text" href="http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1185893683587&amp;pagename=JPost/JPArticle/ShowFull">The looming haredi disaster</a></i>, <i><a href="Jerusalem_Post" class="mw-redirect" title="Jerusalem Post">Jerusalem Post</a></i>, 31 juillet 2007.</span>
</li>
</ol></div>
</div>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Voir_aussi">Voir aussi</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Bibliographie">Bibliographie</h3></div>
<ul><li><span class="ouvrage" id="Greilsammer1991"><span class="ouvrage" id="Ilan_Greilsammer1991">Ilan <span class="nom_auteur">Greilsammer</span>, <cite class="italique">Israël, les hommes en noir&nbsp;: essai sur les partis ultra-orthodoxes</cite>, Paris, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, <time>1991</time>, 285&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2724605926</span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=Isra%C3%ABl%2C+les+hommes+en+noir&amp;rft.place=Paris&amp;rft.pub=Presses+de+la+Fondation+Nationale+des+Sciences+Politiques&amp;rft.stitle=essai+sur+les+partis+ultra-orthodoxes&amp;rft.aulast=Greilsammer&amp;rft.aufirst=Ilan&amp;rft.date=1991&amp;rft.tpages=285&amp;rft.isbn=2724605926&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AHaredim"></span></span></span>.</li>
<li><a href="Doris_Bensimon" title="Doris Bensimon">Doris Bensimon</a>, <i>Religion et État en Israël</i>, L’Harmattan, 1992, <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2738415555</span>)</small></li>
<li>Shalom Cohen, <i>Dieu est un baril de poudre</i>, Calman-Levy, 1989, réédition le 01/01/1994, <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2702118267</span>)</small></li>
<li>Gershon Weiler, <i>La tentation théocratique</i>, Calman-Levy, <time class="nowrap" datetime="1991-04" data-sort-value="1991-04">avril 1991</time>, <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2702119867</span>)</small></li>
<li><a href="Josette_Alia" title="Josette Alia">Josette Alia</a>, <i>Étoile bleue, chapeaux noirs&nbsp;: Israël aujourd’hui</i>, Grasset, <time class="nowrap" datetime="1999-05-19" data-sort-value="1999-05-19">19 mai 1999</time>, <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2246569710</span>)</small></li>
<li><a href="Yakov_Rabkin" title="Yakov Rabkin">Yakov Rabkin</a>, <i>Au nom de la Torah - Une histoire de l’opposition juive au sionisme</i>, Presses De L’universite Laval, <time class="nowrap" datetime="2004-05" data-sort-value="2004-05">mai 2004</time>, <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2763780245</span>)</small></li>
<li>Samia Chouchane, «&nbsp;<i>Servir Dieu ou la nation? Les communautés religieuses d'Israël et la question du service militaire</i>&nbsp;», <i>in</i> <i>Servir. Engagement, dévouement, asservissement&nbsp;: les ambigüités du lien social</i>, sous la direction de Frédéric Mollé, Paris, L'Harmattan, Logiques Sociales, 2011, <a rel="nofollow" class="external autonumber" href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=35313">[1]</a>.</li>
<li>Simeon Baumel, <i>Sacred Speakers: Language And Culture Among The Haredim In Israel</i>, Berghahn Books, <time class="nowrap" datetime="2005-12-30" data-sort-value="2005-12-30">30 décembre 2005</time>, <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">1845450620</span>)</small></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Article">Article</h4></div>
<ul><li><i>Israël&nbsp;: la tentation ultra-orthodoxe</i>, revue <a href="L'Histoire" title="L'Histoire">L’Histoire</a>, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;224, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;50-53, <time class="nowrap" datetime="1998-09" data-sort-value="1998-09">septembre 1998</time>, par <a href="Jean-Christophe_Attias" title="Jean-Christophe Attias">Jean-Christophe Attias</a></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Articles_connexes">Articles connexes</h3></div>
<div style="column-width:24em;column-gap:1em;" class="colonnes">
<ul><li><a href="Juda%C3%AFsme_orthodoxe" title="Judaïsme orthodoxe">Judaïsme orthodoxe</a></li>
<li><a href="Hassidisme" title="Hassidisme">Hassidisme</a></li>
<li><a href="Edah_Haredit" title="Edah Haredit">Edah Haredit</a></li>
<li><a href="Neturei_Karta" title="Neturei Karta">Neturei Karta</a></li>
<li><a href="Juda%C3%AFsme_r%C3%A9form%C3%A9" title="Judaïsme réformé">Judaïsme réformé</a></li>
<li><a href="Histoire_du_sionisme" title="Histoire du sionisme">Histoire du sionisme</a></li>
<li><a href="Sionisme" title="Sionisme">Sionisme</a></li>
<li><a href="Sanh%C3%A9driah" title="Sanhédriah">Sanhédriah</a></li>
<li><a href="Trois_serments" title="Trois serments">Trois serments</a></li>
<li><i><a href="M_(film%2C_2018)" title="M (film, 2018)">M</a></i> (<a href="Yolande_Zauberman" title="Yolande Zauberman">Yolande Zauberman</a>)</li></ul>
</div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Liens_externes">Liens externes</h3></div>
<p class="mw-empty-elt">
</p>
<ul><li class="mw-empty-elt"></li>
<li class="mw-empty-elt"></li>
<li><div class="liste-horizontale"><span class="wd_identifiers">Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes</span>&nbsp;: <ul><li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.britannica.com/topic/ultra-Orthodox-Judaism"><i>Britannica</i></a></li> <li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://denstoredanske.lex.dk//haredisk_j%C3%B8dedom/"><i>Den Store Danske Encyklopædi</i></a></li> <li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://encyklopedia.pwn.pl/haslo/;3918450"><i>Internetowa encyklopedia PWN</i></a></li> </ul></div></li>
<li><div class="liste-horizontale"><span class="wd_identifiers"><a href="Autorit%C3%A9_(sciences_de_l'information)" title="Autorité (sciences de l'information)">Notices d'autorité</a></span>&nbsp;: <ul><li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://d-nb.info/gnd/4651639-6">GND</a></span></li> <li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.nli.org.il/en/authorities/987007285547205171">Israël</a></span></li> </ul></div></li>
<li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.fo/Yk4ZY">Guide des groupes haredis</a>, sur <a rel="nofollow" class="external text" href="http://menora.info">Menora.info</a>. <span style="display: block; margin-left:1.6em;">Distingue les différents courants et groupes&nbsp;: Hassidim (Habad, de Gur, de Belz, de Vizhnits, de Satmar, de Braslav)&nbsp;; Lituaniens (faction de Jérusalem, modernes)&nbsp;; Haredim séfarades&nbsp;; Extrémistes (Hassidim de Jérusalem, Neturei Karta).</span></li>
<li>Le <a rel="nofollow" class="external text" href="http://fr.chabad.org/">site</a> en français du mouvement <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a> mondial</li>
<li>Le <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.leava.fr/">site</a> en français d'une institution <a href="Haredi" class="mw-redirect" title="Haredi">Haredi</a></li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> Le <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.nkusa.org/">site</a> des <a href="Neturei_Karta" title="Neturei Karta">Neturei Karta</a>, groupe <i>haredi</i> antisioniste</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> Le <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.chabad.org/">site</a> en anglais du mouvement <a href="Loubavitch" class="mw-redirect" title="Loubavitch">Loubavitch</a> mondial</li></ul>

<ul id="bandeau-portail" class="bandeau-portail"><li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail du judaïsme</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la théologie</span> </span></li> </ul>
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